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Le portrait de Mr. W. H.

Par : Oscar Wilde
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  • Nombre de pages166
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.235 kg
  • Dimensions13,7 cm × 21,0 cm × 1,4 cm
  • ISBN2-7202-1367-5
  • EAN9782720213670
  • Date de parution03/09/1997
  • ÉditeurPauvert

Résumé

Ce récit se présente comme une enquête sur fond de décors délicieusement anglais : il s'agit pour Wilde d'établir que Shakespeare a écrit ses Sonnets en l'honneur de l'acteur William Hughes, tandis qu'il était généralement admis que c'est Lord Pembroke qui en fut l'inspirateur. Partant, il se livre à une habile démonstration étayée à la fois par la poésie même de Shakespeare (les Sonnets sont d'une remarquable beauté), par un tableau du milieu particulier des acteurs à l'époque élisabéthaine, et par une description psychologique très fine des protagonistes qui trahit les thèmes chers à Oscar Wilde : " En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument des plus délicats pour la prétention de son art, mais la visible incarnation de son idée de la beauté, et il n'est pas exagéré de dire que le mouvement romantique de la littérature anglaise doit beaucoup à ce jeune acteur que les ternes écrivains de son époque ont oublié de citer", écrit-il. Cependant l'intérêt de ces variations sur les Sonnets de Shakespeare n'et pas seulement littéraire : des documents, découverts en 1939 dans les archives de Canterbury, ont établi d'une façon irréfutable que le jeune homme pour qui Shakespeare écrivait des poèmes enflammés est réellement William Hughes. La première version de ce texte, parue en 1889, fut longtemps la seule connue : or il ne s'agissait que de l'esquisse d'un travail plus complet (la seconde version représenta plus du double de la première) dont le manuscrit fut dérobé lors de la vente aux enchères des effets d'Oscar Wilde au cours de laquelle tant d'objets d'arts furent dispersés et maints manuscrits pilés. Ce manuscrit échoua aux Etats-Unis nul ne sait comment, et Mitchell Kennerley l'édita à mille exemplaires. La découverte de l'un de ces mille exemplaires en permit la traduction, et c'est cette seconde version qui a été rééditée en 1973 par Pauvert qu'on lira ici. Ce texte est suivi de poèmes en prose, peu ou mal connus, qui illustrent particulièrement bien le génie romantique d'Oscar Wilde.
Oscar Wilde
Oscar Wilde est né à Dublin, en Irlande. Son père est chirurgien, sa mère est poétesse et traductrice d'auteurs français (Dumas et Lamartine). Il fait ses études au Trinity College de Dublin puis à Oxford, en Angleterre. Grâce à son élégance et à sa vivacité d'esprit, il devient vite un auteur très apprécié en Grande-Bretagne, mais aussi en France où il est salué par les milieux littéraires. Ses poésies, ses contes, ses histoires, son roman ("Le Portrait de Dorian Gray") et ses pièces de théâtre - dont l'une "Salomé" est écrite en français, est créée par Sarah Bernhardt - assurent son succès. Il est alors reconnu comme le chef de file de ce que l'on a appelé "le culte esthétique" : extrême raffinement, amour exclusif des belles choses, attitude détachée. Mais sa vie bascule en 1895 ; lorsqu'il est condamné à deux ans de travaux forcés dans une Angleterre victorienne très puritaine. Refusant de fuir, il purge sa peine et sort brisé du bagne. Il est désormais un homme ruiné, exclu de la société. Il finit misérablement sa vie à Paris où il meurt le 30 novembre 1900, à 46 ans d'une méningite. Ses derniers mots, dans une chambre d'hôtel au décor miteux (hôtel d'Alsace, 13, rue des Beaux-Arts à Paris) auraient été : "Ou c'est ce papier peint qui disparaît, ou c'est moi".
Le Fantôme de Canterville
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