Les classiques de la littérature
Le Diable Boiteux. Une exploration satirique des moeurs madrilènes à travers les yeux d'un démon libéré.

Par : Le sage alain René
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  • Nombre de pages130
  • PrésentationBroché
  • Poids0.215 kg
  • Dimensions17,0 cm × 22,0 cm × 0,7 cm
  • ISBN979-10-418-4857-7
  • EAN9791041848577
  • Date de parution09/10/2023
  • ÉditeurCulturea

Résumé

Texte à corriger : "Le Diable Boiteux" d'Alain René Le Sage est un roman satirique qui explore les vices et les vertus de la société madrilène du XVIIIe siècle. L'histoire commence avec Don Cléofas Léandro Perez Zambullo, un écolier d'Alcala, qui, pour échapper à des poursuivants, se réfugie dans le grenier d'un magicien. Là, il libère Asmodée, un démon emprisonné dans une fiole, qui se révèle être le fameux "diable boiteux".
En guise de gratitude, Asmodée offre à Don Cléofas la possibilité de voir à travers les toits de Madrid et de découvrir les secrets cachés de ses habitants. Le démon soulève les toits des maisons, révélant une série de scènes qui illustrent les travers humains : avarice, hypocrisie, infidélité et changement. A travers ces observations, Le Sage critique les institutions sociales et les comportements individuels, tout en divertissant le lecteur avec des anecdotes piquantes et des personnages hauts en couleur.
Le roman est également une réflexion sur la nature humaine, où le démon, malgré son rôle traditionnellement maléfique, devient un guide éclairé pour l'écolier, lui offrant une perspective évolutive sur le monde. Le style de Le Sage, mêlant humour et critique sociale, fait de "Le Diable Boiteux" une oeuvre charnière de la littérature française, qui continue de résonner par sa modernité et sa vivacité.
Fils unique d'un notaire royal, Lesage a été envoyé à la suite de la mort de son père, survenue alors qu'il avait 14 ans en pension chez les Jésuites de Vannes, où il a reçu une éducation de qualité pendant que son tuteur dilapidait sa fortune. Après cinq ou six ans d'emploi au centre des impôts de Bretagne, il est monté à Paris où il a étudié ensuite la philosophie et le droit. Il se maria, le 28 septembre 1694, à l'âge de vingt-six ans, à l'église de Saint-Sulpice avec Marie-Elisabeth Huyard fille sans fortune d'un bourgeois de la Cité. Il fut d'abord avocat, puis, ne gagnant pas assez pour vivre, essaya de vivre de sa plume. Il traduisit, sans succès, les Lettres galantes d'Aristénète (1695) du grec au français, à la suite des conseils du poète Danchet, un ami de longue date. Le maréchal duc de Villars, qui connaissait son mérite, ayant tenté inutilement de l'attacher à son service par les offres les plus flatteuses, il a payé son indépendance par une vie de laborieuse pauvreté.