Le Corbusier fasciste ?. Dénigrement et mésusage de l'histoire

Par : Robert Belot
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 14 août
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 21 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages237
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.36 kg
  • Dimensions15,2 cm × 23,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN979-10-370-1010-0
  • EAN9791037010100
  • Date de parution17/11/2021
  • CollectionArchitectures contemporaines
  • ÉditeurHermann

Résumé

L'architecte urbaniste le plus connu au monde, qui fut l'incarnation du Mouvement moderne au XXe siècle, n'a pas échappé à la mode de ce populisme imprécateur de la mémoire qui, au nom de la morale, déboulonne les statues et détrône les grandes figures de l'histoire. A l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, et alors qu'était lancée une procédure d'inscription de son oeuvre sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, un tir groupé d'ouvrages a transformé Le Corbusier en " fasciste " , en " collaborateur " du régime de Vichy, voire en " nazi " .
André Malraux, dans l'oraison funèbre qu'il a prononcé à son " vieux maître " , le 3 septembre 1965, déplorait qu'" aucun n'a été si longtemps, si patiemment insulté " que lui. Mais il pensait que " la gloire trouve dans l'outrage son suprême éclat " et que " cette gloire-là s'adresse à une oeuvre plus qu'à une personne, qui s'y prêtait peu. " Il se trompait : c'est à sa personne et à sa pensée qu'on s'attaque à partir du rôle politique que l'architecte franco-suisse aurait joué à Vichy.
Quel a vraiment été ce rôle ? Telle est la question à laquelle se propose de répondre ce livre, à partir d'une démarche historienne distanciée et documentée. En analysant cette campagne de dénigrement, il s'agit de dévoiler les biais cognitifs et méthodologiques qui traversent le discours des " redresseurs de morts " , d'identifier les déficits de connaissance et les manipulations qui, au nom de l'exigence de démystification, témoignent d'abord d'une volonté de salir plutôt que de savoir.