Diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille et en études arabes à l'université Saint Joseph de Beyrouth, Ignace Dalle est un ancien journaliste de l'Agence France Presse. Il a passé de nombreuses années en poste dans le monde arabe, notamment au Liban, en Egypte et au Maroc. De 1992 à 1996, il a dirigé le bureau de l'AFP à Rabat. Ignace Dalle est l'auteur de L'Envers des Pyramides (Sycomore, 1982), de La Syrie du général Assad (Complexe, 1991), et du Règne de Hassan II : L'espérance brisée (Maisonneuve et Larose, 2001), sans oublier Les Trois Rois : La monarchie marocaine de l'Indépendance à nos jours (Fayard, 2004), et Maroc, Les guides de l'état du monde (La Découverte, 2007).
La Ve République et le monde arabe. Le désenchantement
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- Nombre de pages522
- PrésentationBroché
- Poids0.77 kg
- Dimensions15,3 cm × 23,5 cm × 2,8 cm
- ISBN978-2-213-66260-2
- EAN9782213662602
- Date de parution29/10/2014
- CollectionDocuments
- ÉditeurFayard
Résumé
En 1958, quand de Gaulle revient aux affaires, la France n'a plus de politique arabe. La guerre d'Algérie, l'expédition de Suez et la livraison à Israël de sa technologie nucléaire ont réduit à leur plus simple expression ses relations séculaires avec le monde arabe. Le Général rétablit les liens en restaurant la paix en Algérie et en offrant une troisième voie entre le soutien inconditionnel de Washington à Israël et l'appui de Moscou aux régimes socialisants.
Mais c'est à l'initiative de Georges Pompidou que l'Europe des Neuf évoque pour la première fois, en 1973, "les droits légitimes" des Palestiniens. Si, par la suite, Paris a pu parfois faire entendre sa voix en ce domaine, c'est grâce à d'éminents ministres comme Michel Jobert, Claude Cheysson, Hubert Védrine ou Alain Juppé. Cependant, la France - pas plus que l'Europe - n'a guère pesé dans le règlement du contentieux israélo-arabe, encore moins depuis le réalignement de Nicolas Sarkozy sur Washington.
Est-ce cette impuissance qui l'a conduite à se montrer trop souvent aussi affairiste et indifférente au respect des droits humains que ses partenaires dans ses relations avec les dictateurs ? Il est vrai que la donne a changé avec l'apparition de l'islamisme radical, les menaces qu'il fait peser, et, par ailleurs, avec la difficile intégration d'une immigration maghrébine dans un contexte de crise économique et de réflexes sécuritaires.
La France a peut-être encore un rôle à jouer, des idées à défendre, mais lesquelles ?
Mais c'est à l'initiative de Georges Pompidou que l'Europe des Neuf évoque pour la première fois, en 1973, "les droits légitimes" des Palestiniens. Si, par la suite, Paris a pu parfois faire entendre sa voix en ce domaine, c'est grâce à d'éminents ministres comme Michel Jobert, Claude Cheysson, Hubert Védrine ou Alain Juppé. Cependant, la France - pas plus que l'Europe - n'a guère pesé dans le règlement du contentieux israélo-arabe, encore moins depuis le réalignement de Nicolas Sarkozy sur Washington.
Est-ce cette impuissance qui l'a conduite à se montrer trop souvent aussi affairiste et indifférente au respect des droits humains que ses partenaires dans ses relations avec les dictateurs ? Il est vrai que la donne a changé avec l'apparition de l'islamisme radical, les menaces qu'il fait peser, et, par ailleurs, avec la difficile intégration d'une immigration maghrébine dans un contexte de crise économique et de réflexes sécuritaires.
La France a peut-être encore un rôle à jouer, des idées à défendre, mais lesquelles ?










