Jean Rohou, professeur honoraire de l'université Rennes 2, est spécialiste du XVIIe siècle, notamment du classicisme, du tragique et de Racine.
La tragédie classique (1550-1793). Histoire, théorie, anthologie
2e édition
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- Nombre de pages419
- PrésentationBroché
- Poids0.71 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,4 cm
- ISBN978-2-7535-0806-4
- EAN9782753508064
- Date de parution02/06/2009
- CollectionDidact Français
- ÉditeurPU Rennes
Résumé
Cet ouvrage propose une définition du tragique comme contradiction inévitable et insoluble parce qu'elle est constitutive de la condition et de la personnalité humaines à des moments de transformation historique fondamentale, où le passé surplombe encore les consciences, tandis que l'avenir anime déjà les désirs. Cela explique l'intensité et la rareté des réussites de la tragédie - qui n'est pas toujours tragique et ne l'est jamais exclusivement: elle tend à résoudre le problème qu'elle pose, ou du moins à le compenser par la sublimation poétique.
Il retrace l'histoire de la tragédie française dans ses diverses modalités: tour à tour lyrique et souvent religieuse de Théodore de Bèze à Garnier, encore édifiante avec Montchrestien, complaisamment violente avec Hardy et Schélandre ou libertine avec Théophile de Viau à l'âge baroque. Dans sa période classique, la tragédie se fait héroïque et politique avec Pierre Corneille, Rotrou et leurs contemporains; romanesque, galante et spectaculaire avec Thomas Corneille et Quinault; passionnelle et véritablement tragique avec Racine.
Parallèlement se développe la tragédie lyrique avec Quinault et Lully. La contradiction historique qui soutenait la vision tragique s'achève dans les années 1680: les Français reprennent en main leur destin dans de nouvelles perspectives; la littérature critique remplace la littérature tragique. La tragédie ne se maintient que par la violence ou l'horreur pathétique (Campistron et Crébillon) puis par l'engagement philosophique sur des sujets mélodramatiques (Voltaire).
Une anthologie de 102 extraits permet de suivre concrètement l'évolution du genre du XVIe au XVIIIe siècle.
Il retrace l'histoire de la tragédie française dans ses diverses modalités: tour à tour lyrique et souvent religieuse de Théodore de Bèze à Garnier, encore édifiante avec Montchrestien, complaisamment violente avec Hardy et Schélandre ou libertine avec Théophile de Viau à l'âge baroque. Dans sa période classique, la tragédie se fait héroïque et politique avec Pierre Corneille, Rotrou et leurs contemporains; romanesque, galante et spectaculaire avec Thomas Corneille et Quinault; passionnelle et véritablement tragique avec Racine.
Parallèlement se développe la tragédie lyrique avec Quinault et Lully. La contradiction historique qui soutenait la vision tragique s'achève dans les années 1680: les Français reprennent en main leur destin dans de nouvelles perspectives; la littérature critique remplace la littérature tragique. La tragédie ne se maintient que par la violence ou l'horreur pathétique (Campistron et Crébillon) puis par l'engagement philosophique sur des sujets mélodramatiques (Voltaire).
Une anthologie de 102 extraits permet de suivre concrètement l'évolution du genre du XVIe au XVIIIe siècle.











