La part des anges
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- Nombre de pages162
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.197 kg
- Dimensions13,4 cm × 20,4 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-414-46909-3
- EAN9782414469093
- Date de parution01/07/2020
- ÉditeurEdilivre
Résumé
Nous sommes nés dans un pays que nous croyions nôtre, là où nos racines nous avaient fixés. Dans ce territoire, entre la mer et le désert, nous avons hérité des coutumes et des croyances multiples issues de nos ancêtres. Entre les Espagnols pauvres, chassés de leur sol par la misère, les Français colonisateurs et les Arabes, un véritable creuset de civilisations a donné naissance à une population hétérogène qui, au fil du temps, est devenue unique dans sa diversité.
Les trois grandes religions monothéistes se sont côtoyées, supportées et ont fini par fraterniser avec les hauts et les bas que rencontrent toutes les familles. Quand, par la force de la politique, il nous a fallu partir, nous avons rêvé d'une France accueillante qui serait pour nous comme une soeur aînée et pour laquelle nous éprouvions, depuis toujours, une grande admiration. Nous n'avons pas pensé que nous n'y serions jamais vraiment chez nous.
Nous avions soif d'être reconnus. Nous avons tout fait pour nous intégrer mais nous n'avons pas pu nous installer totalement sur cette terre d'exil. Nous sommes restés, à jamais, des étrangers, sans maison de famille et sans souvenirs d'enfance attachés à ce nouveau terroir. Nous sommes définitivement des gens sans mémoire, et pourtant, il fallait dire ce que fut, naguère, notre vie.
Les trois grandes religions monothéistes se sont côtoyées, supportées et ont fini par fraterniser avec les hauts et les bas que rencontrent toutes les familles. Quand, par la force de la politique, il nous a fallu partir, nous avons rêvé d'une France accueillante qui serait pour nous comme une soeur aînée et pour laquelle nous éprouvions, depuis toujours, une grande admiration. Nous n'avons pas pensé que nous n'y serions jamais vraiment chez nous.
Nous avions soif d'être reconnus. Nous avons tout fait pour nous intégrer mais nous n'avons pas pu nous installer totalement sur cette terre d'exil. Nous sommes restés, à jamais, des étrangers, sans maison de famille et sans souvenirs d'enfance attachés à ce nouveau terroir. Nous sommes définitivement des gens sans mémoire, et pourtant, il fallait dire ce que fut, naguère, notre vie.












