Dans cet essai paru en 1957, au derniers feux de la IVe République, Berl mesure avec angoisse le repli des Français sur eux-mêmes, leur ignorance du monde extérieur et les périls d'une civilisation hypertechnicienne. Décadence des vertus ancestrales, agonie de la diplomatie nationale, querelles partisanes : tels sont les maux pointés par l'auteur, qui dresse un constat sévère et passionné : "La politique française me semble évoluer moins comme une histoire que comme une névrose." Que propose Berl à ce "pays renfrogné" ? Entre autres, la dissolution du règne de l'imposture "polluant les esprits et les institutions, et la guérison d'un narcissisme national confinant à la bêtise.
Cette France irréelle est à méditer : aujourd'hui, à l'heure de Maastricht, il semble bien que les mêmes problèmes nous sont posés.
Dans cet essai paru en 1957, au derniers feux de la IVe République, Berl mesure avec angoisse le repli des Français sur eux-mêmes, leur ignorance du monde extérieur et les périls d'une civilisation hypertechnicienne. Décadence des vertus ancestrales, agonie de la diplomatie nationale, querelles partisanes : tels sont les maux pointés par l'auteur, qui dresse un constat sévère et passionné : "La politique française me semble évoluer moins comme une histoire que comme une névrose." Que propose Berl à ce "pays renfrogné" ? Entre autres, la dissolution du règne de l'imposture "polluant les esprits et les institutions, et la guérison d'un narcissisme national confinant à la bêtise.
Cette France irréelle est à méditer : aujourd'hui, à l'heure de Maastricht, il semble bien que les mêmes problèmes nous sont posés.