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L'abandonnisme en Afrique sud-saharienne

Par : Marcelle Geber
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  • Nombre de pages146
  • PrésentationBroché
  • Poids0.22 kg
  • Dimensions15,1 cm × 21,7 cm × 1,2 cm
  • ISBN2-13-050457-4
  • EAN9782130504573
  • Date de parution07/12/1999
  • CollectionLes champs de la santé
  • ÉditeurPUF

Résumé

Ayant participé avec Jenny Aubry et John Bowlby à l'étude des carences de soins maternels et créatrice du premier Centre de Guidance Infantile en province (1950), j'ai été sollicitée par l'oms pour évaluer la relation mère-enfant au cours du kwashiorkor. Mes premières questions ont été : pourquoi certains enfants développent-ils cette maladie, alors que tous ont la même alimentation, le même type d'éducation ? L'observation quotidienne du comportement des mères hospitalisées avec leurs enfants, les réactions de ces derniers m'ont amenée à découvrir que la malnutrition n'était pas la seule cause de cette maladie survenant après le sevrage.
Mais que le vécu du nourrisson à travers une relation maternelle insécurisante en suscitait l'éclosion et la gravité ; que la thérapeutique devait largement tenir compte de ce facteur affectif. Le suivi des anciens petits malades ainsi que les psychothérapies qui ont pu être entreprises confirmèrent l'importance du vécu émotionnel. Le sevrage était ressenti comme un abandon lorsque les mères, pour des raisons qui leur étaient propres, n'avaient pas pu construire une relation sécurisante. Au Mozambique, en pleine guerre, dans un pays exsangue où la malnutrition était sévère pour tous, n'étaient atteints de kwashiorkor que les enfants dont le vécu douloureux des mères n'avait pas permis à celles-ci d'établir un lien d'amour chaleureux, épanouissant. C'est dire combien la renutrition seule est insuffisante et combien l'écoute et l'accompagnement des mères est capital.