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Il faut laisser les cactus dans le placard

Par : Françoise Kerymer
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  • Nombre de pages402
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.422 kg
  • Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 2,6 cm
  • ISBN978-2-7096-3562-2
  • EAN9782709635622
  • Date de parution06/10/2010
  • ÉditeurJC Lattès

Résumé

Trois soeurs. Marie, l'aînée, s'abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie de livres anciens et ses deux filles. Anne, la cadette, vit en plein vent, au pied de son phare, à Port-Manech. Sculpteur qui n'a pas la chance d'être reconnue, elle dévore la vie, les hommes, et tente de joindre les deux bouts. Lise, la benjamine, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s'accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie. Toutes les trois s'étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Mais à sa mort elles doivent se pencher malgré elles sur leur héritage familial, comprendre cet homme silencieux, son histoire. Elles cherchent alors à repenser leur existence, leur relation, libres enfin de choisir ce qu'elles veulent vraiment. De Paris aux côtes bretonnes en passant par la Méditerranée, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4.5/5
sur 2 notes dont 1 avis lecteur
“ Fabuleux ”
L’ainée, Marie, la cinquantaine, est une parisienne embourgeoisée et libraire. La cadette, sculptrice passionnée, entière et bretonne, s’appelle Anne, Puis, vient Lise, le petit oiseau blessé et fragile que l’on a envie de protéger. Trois sœurs. Trois caractères extrêmement différents. Trois vies. Trois personnages auxquels on s’attache. Un décès qui va les réunir contre leur gré. Difficile d’en dire plus sans en dévoiler trop… Parler d’héritage après un décès, découvrir chez le notaire un héritier inconnu, n’est-ce pas déjà vu ? Certes, mais, ici, l’auteur s’en sort très bien. Tout le roman ne parle pas de ça, directement. Elle démontre, avec un certain brio, que la vie privée et professionnelle continue. L’écriture est fluide et sans prétention. Françoise Kerymer a su choisir un vocabulaire et une syntaxe accessible à tous et qui ne plombe pas l’ambiance déjà lourde du roman. L’auteur n’étouffe pas les lecteurs à travers de longs paragraphe descriptifs et offre un récit dynamique grâce, notamment, à de nombreux dialogues. On trouve un certain nombre de figures de style mais elles sont de celles que chacun peut facilement faire au quotidien : ・des ellipses grammaticales « mes vernies noires » ・des personnifications « les humeurs du large » Au passage, le titre Il faut laisser les cactus dans le placard symbolise à merveille la phrase populaire disant qu’il ne faut pas remuer le couteau dans la plaie. Par ailleurs, ce titre va comme un gant au roman. Les premières choses que l’on remarque = beaucoup de non-dits entre les soeurs ainsi que le ton et les mots qu’elles utilisent pour parler de chacune. Les relations fraternelles ne sont, pour ainsi dire, pas de tout repos. Malgré tout, on ressent de l’attachement. Le problème, comme souvent, ce sont les mots. On aime être intégré aux pensées de chacune. Françoise Kerymer ne laisse aucune des trois sur le bas-côté, au moins du point de vue de l’histoire et de ses bouleversements. Dans l’ensemble, l’histoire est bien menée même si ces trois femmes qui titillent énormément la curiosité prennent le pas sur le fond : la recherche de la véritable identité du père. Il semble difficile d’envisager une adaptation cinématographique. En effet, comment retranscrire correctement l’ambiance, les oppositions entre les trois soeurs et leurs pensées respectives ? A titre de comparaison, cela risquerait de reproduire les mêmes erreurs que pour l’Elégance du Hérisson ( titre du film = Le Hérisson). En quelques mots, Françoise Kerymer nous offre un premier roman bien ficelé, très agréable à lire et qui occupera à merveilles un Dimanche d’hiver.
  • Passionnant
  • XXIe siècle
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