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Henry de Varigny, darwinien convaincu. Médecin, chercheur, journaliste (1855-1934)
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- Nombre de pages130
- PrésentationBroché
- Poids0.214 kg
- Dimensions16,0 cm × 21,8 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-7056-6822-8
- EAN9782705668228
- Date de parution01/11/2008
- CollectionHistoire des sciences
- ÉditeurHermann
Résumé
Préface du Professeur C. Combes Novembre 1859, publication à Londres de L'Origine des espèces de Charles Darwin. La vision que l'on a de l'origine de la vie, du monde vivant, de l'homme et de ses origines, va être bouleversée. Une véritable révolution dans l'approche scientifique, mais aussi spirituelle et philosophique de la vie, va se produire, du moins en Angleterre mais aussi dans les autres pays anglo-saxons.
Et en France ? Il faut attendre la traduction en 1862 pour que le monde académique se prononce. Il va être peu réceptif à cette nouvelle vision de l'évolution, si ce n'est franchement hostile. On se complaît encore avec les idées fixistes de Georges Cuvier, et les travaux de Jean-Baptiste Lamarck, publiés dès 1809, sont ignorés. L'Académie des Sciences discutera sur huit années de l'élection de C.
Darwin comme correspondant étranger ! Toutefois, de rares scientifiques ont saisi, dès la publication de L'Origine des espèces, la portée des idées avancées. Mais les efforts d'ouverture à cette nouvelle théorie se sont le plus souvent limités à ces milieux universitaires. Il était donc intéressant de savoir si d'autres hommes s'étaient employés à faire connaître ces idées au grand public, jouant le rôle de passeur d'idées.
Henry de Varigny (1855-1934) en est certainement le plus digne représentant. Ayant une formation anglophone, médecin de formation, docteur ès-sciences, il consacre plusieurs années à une recherche expérimentale au Muséum national d'Histoire naturelle pour se tourner ensuite vers le journalisme scientifique. Il va faire connaître le darwinisme : auteur d'ouvrages sur Darwin et le darwinisme, traducteur des lettres de C.
Darwin et des ouvrages de ses condisciples. Mais c'est toutefois par ses articles dans des quotidiens à grand tirage qu'il fera connaître l'oeuvre de Charles Darwin. Ce parcours d'écrivain, de traducteur et de journaliste est d'autant plus original qu'une telle démarche à l'époque est rare, dans un milieu resté indifférent, sinon hostile au darwinisme.
Et en France ? Il faut attendre la traduction en 1862 pour que le monde académique se prononce. Il va être peu réceptif à cette nouvelle vision de l'évolution, si ce n'est franchement hostile. On se complaît encore avec les idées fixistes de Georges Cuvier, et les travaux de Jean-Baptiste Lamarck, publiés dès 1809, sont ignorés. L'Académie des Sciences discutera sur huit années de l'élection de C.
Darwin comme correspondant étranger ! Toutefois, de rares scientifiques ont saisi, dès la publication de L'Origine des espèces, la portée des idées avancées. Mais les efforts d'ouverture à cette nouvelle théorie se sont le plus souvent limités à ces milieux universitaires. Il était donc intéressant de savoir si d'autres hommes s'étaient employés à faire connaître ces idées au grand public, jouant le rôle de passeur d'idées.
Henry de Varigny (1855-1934) en est certainement le plus digne représentant. Ayant une formation anglophone, médecin de formation, docteur ès-sciences, il consacre plusieurs années à une recherche expérimentale au Muséum national d'Histoire naturelle pour se tourner ensuite vers le journalisme scientifique. Il va faire connaître le darwinisme : auteur d'ouvrages sur Darwin et le darwinisme, traducteur des lettres de C.
Darwin et des ouvrages de ses condisciples. Mais c'est toutefois par ses articles dans des quotidiens à grand tirage qu'il fera connaître l'oeuvre de Charles Darwin. Ce parcours d'écrivain, de traducteur et de journaliste est d'autant plus original qu'une telle démarche à l'époque est rare, dans un milieu resté indifférent, sinon hostile au darwinisme.




