Guillaume de Sardes est écrivain, photographe et commissaire d'exposition. Son dernier roman, L'Eden la nuit (2017), a été unanimement salué par la critique. Pour Le Nil est froid (2009), il avait obtenu le prix Bourgogne de littérature ainsi que le prix François Mauriac de l'Académie française.
Genet à Tanger
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- Nombre de pages92
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.092 kg
- Dimensions10,8 cm × 17,8 cm × 0,8 cm
- ISBN978-2-7056-9763-1
- EAN9782705697631
- Date de parution29/08/2018
- ÉditeurHermann
Résumé
Début des années 70. Couché sur le dos, Jean Genet est dans son grand lit de l'hôtel Minza, en pyjama. Il est petit, la soixantaine passée, ni laid, ni beau : une calvitie, un nez écrasé de boxeur, de petits yeux un peu trop rapprochés. Il a un bras sous la tête, l'autre le long du corps. Sa main est posée à plat sur le matelas. Tenue entre l'index et le majeur une cigarette fume traçant dans l'air immobile un serpent blanc.
A côté de lui, un livre ouvert de Gérard de Nerval et un journal froissé. La lumière filtre à travers les persiennes. Genet regarde le jeu du soleil sur le plafond blanc de la chambre. La voix égale du muezzin récite la prière de la mi-journée (adh-dhouhr). Sa voix flotte comme un fil d'or, Genet l'écoute, immobile. Il est à Tanger. Il n'écrit plus depuis des années. Il ne cherche qu'à meubler le poids de ces heures vides.
Mais peut-être l'essence même de la littérature est-elle l'attente ?
A côté de lui, un livre ouvert de Gérard de Nerval et un journal froissé. La lumière filtre à travers les persiennes. Genet regarde le jeu du soleil sur le plafond blanc de la chambre. La voix égale du muezzin récite la prière de la mi-journée (adh-dhouhr). Sa voix flotte comme un fil d'or, Genet l'écoute, immobile. Il est à Tanger. Il n'écrit plus depuis des années. Il ne cherche qu'à meubler le poids de ces heures vides.
Mais peut-être l'essence même de la littérature est-elle l'attente ?
















