Et on tuera tous les affreux. Le féminisme au risque de la misandrie (1970-1980)
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- Nombre de pages240
- PrésentationBroché
- Poids0.51 kg
- Dimensions17,5 cm × 25,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-7535-2943-4
- EAN9782753529434
- Date de parution13/02/2014
- CollectionMnémosyne
- ÉditeurPU Rennes
- PréfacierMichelle Zancarini-Fournel
Résumé
"Je ne suis pas féministe, parce que je n'en veux pas aux hommes." Cette réflexion d'une ancienne militante du Planning familial établit un lien évident entre féminisme et haine des hommes. Peut-on faire l'hypothèse d'une misandrie travaillant le Mouvement de libération des femmes en France dans les années 1970 ? Le MLF remet en effet profondément en question les rapports hommes-femmes dans les cadres familial, amical et amoureux, et plus globalement dans toute la société.
A partir de sources variées (presse, tracts, affiches, témoignages écrits et oraux de militantes), cet ouvrage analyse les discours et pratiques féministes sur l'avortement, le viol, les relations de couple ou encore l'homosexualité. Peut-on y déceler des formes de misandrie ? Qu'est-ce qui la suscite ? Qu'implique-t-elle en termes de tensions et de conflits au sein du mouvement ? Quel sens et quelle importance lui donner ? Au contraire de la misogynie - sentiment irrationnel de haine ou de mépris pour les femmes - la misandrie est une "haine-réponse" née du système patriarcal.
Mais si les féministes refusent la violence physique, elles recourent à différentes formes de violences symboliques. Saisir le contexte de domination masculine dans lequel émerge le MLF permet de relire les positions féministes et d'analyser les points nodaux de la lutte des femmes, où se cristallisent les tensions les plus vives. Les utopies radicales, les dénonciations de figures masculines ou encore les pratiques qui mettent à distance les hommes constituent les prismes au travers desquels ce livre analyse l'hypothèse misandre pour en souligner l'impasse finale.
Par là, il souhaite contribuer à la compréhension du déclin du mouvement à la fin des années 1970.
A partir de sources variées (presse, tracts, affiches, témoignages écrits et oraux de militantes), cet ouvrage analyse les discours et pratiques féministes sur l'avortement, le viol, les relations de couple ou encore l'homosexualité. Peut-on y déceler des formes de misandrie ? Qu'est-ce qui la suscite ? Qu'implique-t-elle en termes de tensions et de conflits au sein du mouvement ? Quel sens et quelle importance lui donner ? Au contraire de la misogynie - sentiment irrationnel de haine ou de mépris pour les femmes - la misandrie est une "haine-réponse" née du système patriarcal.
Mais si les féministes refusent la violence physique, elles recourent à différentes formes de violences symboliques. Saisir le contexte de domination masculine dans lequel émerge le MLF permet de relire les positions féministes et d'analyser les points nodaux de la lutte des femmes, où se cristallisent les tensions les plus vives. Les utopies radicales, les dénonciations de figures masculines ou encore les pratiques qui mettent à distance les hommes constituent les prismes au travers desquels ce livre analyse l'hypothèse misandre pour en souligner l'impasse finale.
Par là, il souhaite contribuer à la compréhension du déclin du mouvement à la fin des années 1970.

