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Endgame, ou le théâtre mis en pièces
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- Nombre de pages160
- PrésentationBroché
- Poids0.196 kg
- Dimensions14,5 cm × 20,1 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-13-057836-9
- EAN9782130578369
- Date de parution04/11/2009
- CollectionCNED Anglais
- ÉditeurPUF
Résumé
A la lumière des dernières théories critiques, les auteurs proposent une étude accessible et approfondie de Endgame (Fin de partie), avec le souci constant de confronter le texte anglais et la version originale. Le parcours suivi analyse l'entreprise beckettienne de mise en pièces du théâtre traditionnel et de réinvention du genre théâtral. Lorsque vivre n'est plus qu'attendre de mourir, l'humanisme s'étiole et tous les grands récits porteurs d'une promesse de Progrès (Lumières, christianisme, marxisme) s'effondrent : le pire est toujours certain.
La mort en direct du personnage comme de la dramaturgie qui lui donnait corps jusque-là se donne alors comme le seul spectacle possible. Le théâtre devient le lieu du souvenir désespéré d'un temps où il était porté par des structures inébranlables (fable, personnage, espace-temps) dont il ne reste plus que les ombres spectrales. Pourtant, si Fin de partie est l'histoire d'un mourir en devenir, la pièce n'en suscite pas moins le rire, bien au contraire.
C'est dans cet entre-deux que Beckett forge un nouveau langage pour la scène, apte à dire notre ère post-cataclysmique : un langage drôle et torturé mis au service d'une poétique de la cruauté.
La mort en direct du personnage comme de la dramaturgie qui lui donnait corps jusque-là se donne alors comme le seul spectacle possible. Le théâtre devient le lieu du souvenir désespéré d'un temps où il était porté par des structures inébranlables (fable, personnage, espace-temps) dont il ne reste plus que les ombres spectrales. Pourtant, si Fin de partie est l'histoire d'un mourir en devenir, la pièce n'en suscite pas moins le rire, bien au contraire.
C'est dans cet entre-deux que Beckett forge un nouveau langage pour la scène, apte à dire notre ère post-cataclysmique : un langage drôle et torturé mis au service d'une poétique de la cruauté.



