Raoul Moati enseigne la philosophie continentale à l’Université de Chicago (The University of Chicago). Il est l’auteur de Derrida/Searle, déconstruction et langage ordinaire (Paris, PUF, 2009), de Zizek, Marxisme et psychanalyse (avec Ronan de Calan, Paris, PUF, 2012) et de Événements Nocturnes, Essai sur Totalité et Infini (Paris, Hermann, 2012).
Derrida et le langage ordinaire
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- Nombre de pages450
- PrésentationBroché
- Poids0.55 kg
- Dimensions14,0 cm × 21,0 cm × 3,5 cm
- ISBN978-2-7056-8812-7
- EAN9782705688127
- Date de parution13/02/2014
- CollectionLe Bel Aujourd'hui
- ÉditeurHermann
Résumé
L’analyse des enjeux que soulève l’interprétation de la philosophie du langage ordinaire développée successivement par Derrida dans "Signature Evénement Contexte" et Limited Inc., permet de poser à la déconstruction des questions radicales. La possibilité de proclamer la fin de la métaphysique par sa déconstruction pourrait, en effet, reposer sur un présupposé métaphysique que seule une autre tradition permet de saisir sur le vif.
Ce préjugé silencieux, Austin l’appelle "illusion descriptive". Est-ce qu’à son insu la déconstruction n’a pas toujours déjà dû succomber à cette dernière, au moment où elle identifie, en vue de sa déconstruction, ledit "logocentrisme" de la présence ? Et alors, une telle question ne pourra commencer à faire sens que si elle se redouble en une autre tout aussi fondamentale : pour quelles raisons une dernière illusion métaphysique devait-elle rester maintenue à l’abri de tout soupçon critique, de toute déconstruction, pour que la déconstruction de la métaphysique puisse devenir opérante ? Le présent ouvrage se propose d’affronter ces questions en prenant pour levier l’analyse de la réception de la philosophie du langage ordinaire dans l’oeuvre de Derrida.
Ce préjugé silencieux, Austin l’appelle "illusion descriptive". Est-ce qu’à son insu la déconstruction n’a pas toujours déjà dû succomber à cette dernière, au moment où elle identifie, en vue de sa déconstruction, ledit "logocentrisme" de la présence ? Et alors, une telle question ne pourra commencer à faire sens que si elle se redouble en une autre tout aussi fondamentale : pour quelles raisons une dernière illusion métaphysique devait-elle rester maintenue à l’abri de tout soupçon critique, de toute déconstruction, pour que la déconstruction de la métaphysique puisse devenir opérante ? Le présent ouvrage se propose d’affronter ces questions en prenant pour levier l’analyse de la réception de la philosophie du langage ordinaire dans l’oeuvre de Derrida.









