Demain le syndicalisme. Repenser l'action collective à l'époque néolibérale

Par : Louis-Marie Barnier, Jean-Marie Canu, Christian Laval, Francis Vergne
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  • Nombre de pages130
  • PrésentationBroché
  • Poids0.126 kg
  • Dimensions11,5 cm × 19,0 cm × 0,7 cm
  • ISBN978-2-84950-499-4
  • EAN9782849504994
  • Date de parution04/03/2016
  • CollectionComprendre et agir
  • ÉditeurSyllepse (Editions)

Résumé

La concurrence généralisée qu’impose le néolibéralisme déstabilise le syndicalisme au point de compromettre la réalisation des tâches qui constituent sa raison d’être. Ces tâches portent d’abord sur la construction et la défense du «collectif» sans lequel il n’est pas de représentation légitime possible? ; le syndicalisme doit unifier un groupe autour d’un intérêt commun. La difficulté, quand la vocation syndicale en France est de représenter tout le salariat, est de se confronter à la division du salariat selon les multiples formes d’oppressions qui traversent la société.
Aux coupures anciennes (entre qualifiés et non qualifiés, entre hommes et femmes, entre jeunes et vieux), s’ajoute la fragmentation opérée par les dispositifs individualisants du management de la performance, dont l’un des effets est de dissoudre tout collectif. Cet ouvrage analyse les nouvelles conditions de l’action syndicale : mise en concurrence, mondialisation, individualisation des situations, «dialogue social» réduit à l’approbation de reculs sociaux imposés.
Mêlant état des lieux et propositions, les auteurs invitent à dessiner un autre avenir du syndicalisme, où loin d’être voué à l’effacement, il jouerait pleinement son rôle de fédérateur de résistances et de ferment d’alternatives. Parmi les pistes de renouveau suggérées, on trouve l’exigence de faire davantage écho à la souffrance au travail et d’affirmer une solidarité plus active et plus concrète avec les précaires et les chômeurs.
On y lit aussi la nécessité d’une articulation plus systématique avec les mouvements altermondialistes et les formes nouvelles de mobilisation et d’organisation qui sont apparues dans la dernière décennie. Cette réinstitution syndicale globale doit permettre aux salariés comme aux privés d’emploi de reprendre la parole sur les lieux de travail comme dans l’espace public et de développer des espaces autonomes de culture et d’échange, gages d’une démocratie réelle.
Car le syndicalisme, pour être indépendant des partis politiques, doit être tout à la fois citoyen et international, renouant ainsi avec son objectif d’émancipation et d’auto-organisation sociale. Cet ouvrage est le produit d’un travail mené avec l’Institut de recherche de la FSU au sein de son Chantier «Politiques néolibérales et alternatives syndicales».
Louis-Marie Barnier est l’auteur de La santé n’a pas de prix, voyage au coeur des CHSCT (avec H Adam), Syllepse, 2013. Jean-Marie Canu, a publié avec L-M Barnier et F Vergne, La fabrique de l’employabilité ?, Syllepse, 2014. Christian Laval, professeur à l’université Paris-Ouest Nanterre, a publié avec P Dardot, La Nouvelle raison du monde : Essai sur la société néolibérale, et Commun : Essai sur la révolution au 21e siècle, La Découverte, 2010 et 2014.
Francis Vergne est l’auteur de Mots et maux de l’école. Petit lexique impertinent et critique, Armand Colin, 2011 et coauteur de La Nouvelle école capitaliste, La Découverte, 2011.
La condition intérimaire
Blandine Barlet, Louis-Marie Barnier, Elena Mascova, Arnaud Mias
Grand Format
16,00 €