Né en 1924 à Santiago du Chili, José Donoso vit en Espagne depuis plusieurs années. Traduit en de nombreuses langues, il est considéré comme l'un des plus grands écrivains hispano-américains. Il a publié, aux Editions Calmann-Lévy, Ce lieu sans limites (1974), et Ce dimanche-là (1978).
Casa de campo
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- Nombre de pages351
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.47 kg
- Dimensions14,7 cm × 21,0 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7021-0345-6
- EAN9782702103456
- Date de parution01/01/1980
- ÉditeurCalmann-Lévy
Résumé
Une maison de campagne somptueuse et baroque, perdue au milieu d'une plaine inhospitalière rongée par la menace des anthropophages, et, dans ce cadre d'un esthétisme exquis où rôde l'angoisse, une trentaine d'enfants - pour un jour, pour un an, nul ne le sait - privés de leurs parents, les riches Ventura : tel est le monde, volontairement irréel, que crée José Donoso dans "Casa de Campo" et qu'il va faire s'effondrer dans les convulsions d'une société agonisante.
Roman fabuleux où, des gouffres noirs qui se creusent sous l'or et la fortune, surgit un ordre monstrueux, précipité par le départ des adultes vers une incertaine et immatérielle partie de campagne. Sans aucun doute, cela évoque le Chili de la dernière décennie : ces maîtres qui fuient, au propre et au figuré, une réalité devenue insupportable, ces serviteurs chargés de réprimer les révoltes par un implacable majordome, frère jumeau de Pinochet, ce médecin fou et idéaliste, qui parle comme Salvador Allende, ces enfants aux discours savants qui offrent toute la gamme des intellectuels, et ces indigènes, férocement écrasés par les valets avec la bénédiction des maîtres.
Mais, s'il est légitime de faire de "Casa de Campo" une telle interprétation historique, ce roman a une portée universelle qui met en cause les mécanismes aveugles de toute révolution. A travers lui, José Donoso nous invite à une réflexion sur la liberté humaine et ses limites.
Roman fabuleux où, des gouffres noirs qui se creusent sous l'or et la fortune, surgit un ordre monstrueux, précipité par le départ des adultes vers une incertaine et immatérielle partie de campagne. Sans aucun doute, cela évoque le Chili de la dernière décennie : ces maîtres qui fuient, au propre et au figuré, une réalité devenue insupportable, ces serviteurs chargés de réprimer les révoltes par un implacable majordome, frère jumeau de Pinochet, ce médecin fou et idéaliste, qui parle comme Salvador Allende, ces enfants aux discours savants qui offrent toute la gamme des intellectuels, et ces indigènes, férocement écrasés par les valets avec la bénédiction des maîtres.
Mais, s'il est légitime de faire de "Casa de Campo" une telle interprétation historique, ce roman a une portée universelle qui met en cause les mécanismes aveugles de toute révolution. A travers lui, José Donoso nous invite à une réflexion sur la liberté humaine et ses limites.








