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Antone ramon. Tome II
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- Nombre de pages136
- PrésentationBroché
- Poids0.224 kg
- Dimensions17,0 cm × 22,0 cm × 0,8 cm
- ISBN979-10-418-1402-2
- EAN9791041814022
- Date de parution07/07/2023
- ÉditeurCulturea
Résumé
M. Berbiguet, apprenant qu'Antone ne connaît pas cette merveille, sa merveille, a fait entrer toute sa troupe ; il lui fait admirer les tombeaux, les retables, les stalles si finement ciselées et ouvragées. Il s'extasie devant la triple porte paradisiaque du jubé, va, vient, recule, montre les feuillages, les chardons, les cordelières, les blasons, les statues, ne fait grâce d'aucun détail. A sa voix chaude et enthousiaste ces étoffes, cette végétation, ces fins objets emprisonnés, semblait-il, par un magicien, dans la pierre, le marbre et le bois, reprennent leur souplesse, leur grâce, leur vie.
Ducs, princesses, bébés joufflus, saintes et pleureuses se raniment. Il ressuscite Philibert le Beau, Marguerite d'Autriche, Marguerite de Bourbon, toute la Bresse du XVIe siècle. Les élèves s'attardent, heureux de reculer le moment pénible de franchir le seuil du collège, mais Antone s'irrite : il écoute à peine et s'étonne seulement de retrouver au milieu de ces splendeurs la devise désenchantée de celle qui ne peut être reine de France : "Fortune, Infortune, Fort Une," et aussi d'être suivi dans tous ses mouvements par le long regard tranquille d'un saint de vitrail au visage féminin, qui joint les mains dans une éternelle prière, tandis qu'un dragon visqueux s'aplatit à ses pieds qu'il lèche.
Ducs, princesses, bébés joufflus, saintes et pleureuses se raniment. Il ressuscite Philibert le Beau, Marguerite d'Autriche, Marguerite de Bourbon, toute la Bresse du XVIe siècle. Les élèves s'attardent, heureux de reculer le moment pénible de franchir le seuil du collège, mais Antone s'irrite : il écoute à peine et s'étonne seulement de retrouver au milieu de ces splendeurs la devise désenchantée de celle qui ne peut être reine de France : "Fortune, Infortune, Fort Une," et aussi d'être suivi dans tous ses mouvements par le long regard tranquille d'un saint de vitrail au visage féminin, qui joint les mains dans une éternelle prière, tandis qu'un dragon visqueux s'aplatit à ses pieds qu'il lèche.





