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Vingt ans qui déchirèrent la France (2). La liquidation, 1954-1962
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- Nombre de pages858
- FormatPDF
- ISBN2-221-23125-2
- EAN9782221231258
- Date de parution01/01/1972
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille373 Mo
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurRobert Laffont (réédition numéri...
Résumé
Décembre 1953 : M. Coty, élu Président de la République, succède à M. Vincent Auriol. Cet événement, dont l'importance n'apparaît pas aux contemporains, marque, en fait, un tournant considérable dans l'Histoire de notre pays.
Avant 1953, comme nous l'avons vu dans « Le guêpier », la France a maintenu - comme elle a pu - son empire colonial dans le droit fil de la tradition de la IIIe République.
Bien que chassée de Syrie par les Anglais, évincée du Liban, elle a pu - tant bien que mal - enrayer la désagrégation des liens qui l'unissent à l'Afrique du Nord. Mais, paralysée par les puissances économiques locales, les féodaux de toute obédience, elle n'a rien réglé. Le feu couve partout et va repartir. En Asie, par contre, la France n'a pas su - et n'a pas pu - reprendre, au moment propice, la maîtrise de l'Indochine, dont elle avait été balayée par les Japonais.
Leclerc, Valluy, Blaizot, Carpentier, De Lattre, Salan - et maintenant Navarre - se sont succédé à la tête du corps expéditionnaire. La main va passer. Le tournant de 1953, avec lequel débute cette « Liquidation », est placé sous le signe du très grave échec militaire subi à Di?n Biên Ph?. Celui-ci survient au moment où le pouvoir est échu à un homme non conformiste, et qui cherche à frapper les esprits par des décisions abruptes, par des paris qu'il tient avec le destin : Pierre Mendès France. Di?n Biên Ph? est donc à l'origine de notre abandon de l'Indochine.
Mais, comme les réactions atomiques, qui se produisent en chaînes, c'est tout l'édifice français d'outre-mer qui va se trouver ébranlé et, par contrecoup, celui du régime en place depuis la Libération. Quelques semaines plus tard, c'est la décision d'accorder l'autonomie interne à la Tunisie. Des intrigues multiples se développent, qui ajoutent encore à nos difficultés et à notre manque d'imagination : États-Unis, Vatican, URSS, etc.
Ce sont des intérêts puissants qui sont en jeu, masqués par les idéologies les plus opposées. « La liquidation » est l'histoire de ces espoirs, de ces drames, de ces défaites, de ces luttes politiques métropolitaines, souvent féroces, qui ont profondément épuisé notre pays. Cette fresque gigantesque (1954-1962) est aussi l'histoire d'hommes de toutes conditions, des plus célèbres aux plus modestes, qui ont été mêlés passionnellement aux événements. Après le récit de notre départ d'Asie, notre éviction de la Tunisie et du Maroc, c'est l'histoire complète de la guerre d'Algérie, coupée par l'épisode de Suez 1956.
Au début du livre, on trouvera un sommaire illustré, avec les détails des vingt-sept chapitres. À la fin de l'ouvrage est placé un index, comprenant plusieurs centaines de noms cités : témoins et acteurs. Cette « somme » est indispensable à ceux qui veulent connaître l'Histoire de notre pays.
Bien que chassée de Syrie par les Anglais, évincée du Liban, elle a pu - tant bien que mal - enrayer la désagrégation des liens qui l'unissent à l'Afrique du Nord. Mais, paralysée par les puissances économiques locales, les féodaux de toute obédience, elle n'a rien réglé. Le feu couve partout et va repartir. En Asie, par contre, la France n'a pas su - et n'a pas pu - reprendre, au moment propice, la maîtrise de l'Indochine, dont elle avait été balayée par les Japonais.
Leclerc, Valluy, Blaizot, Carpentier, De Lattre, Salan - et maintenant Navarre - se sont succédé à la tête du corps expéditionnaire. La main va passer. Le tournant de 1953, avec lequel débute cette « Liquidation », est placé sous le signe du très grave échec militaire subi à Di?n Biên Ph?. Celui-ci survient au moment où le pouvoir est échu à un homme non conformiste, et qui cherche à frapper les esprits par des décisions abruptes, par des paris qu'il tient avec le destin : Pierre Mendès France. Di?n Biên Ph? est donc à l'origine de notre abandon de l'Indochine.
Mais, comme les réactions atomiques, qui se produisent en chaînes, c'est tout l'édifice français d'outre-mer qui va se trouver ébranlé et, par contrecoup, celui du régime en place depuis la Libération. Quelques semaines plus tard, c'est la décision d'accorder l'autonomie interne à la Tunisie. Des intrigues multiples se développent, qui ajoutent encore à nos difficultés et à notre manque d'imagination : États-Unis, Vatican, URSS, etc.
Ce sont des intérêts puissants qui sont en jeu, masqués par les idéologies les plus opposées. « La liquidation » est l'histoire de ces espoirs, de ces drames, de ces défaites, de ces luttes politiques métropolitaines, souvent féroces, qui ont profondément épuisé notre pays. Cette fresque gigantesque (1954-1962) est aussi l'histoire d'hommes de toutes conditions, des plus célèbres aux plus modestes, qui ont été mêlés passionnellement aux événements. Après le récit de notre départ d'Asie, notre éviction de la Tunisie et du Maroc, c'est l'histoire complète de la guerre d'Algérie, coupée par l'épisode de Suez 1956.
Au début du livre, on trouvera un sommaire illustré, avec les détails des vingt-sept chapitres. À la fin de l'ouvrage est placé un index, comprenant plusieurs centaines de noms cités : témoins et acteurs. Cette « somme » est indispensable à ceux qui veulent connaître l'Histoire de notre pays.













