SOLDES

Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*

Victimes et profiteurs de guerre ?. Les patrons du Nord (1914-1923)

Par : Jean-Luc Mastin
Offrir maintenant
Ou planifier dans votre panier
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
  • Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
Logo Vivlio, qui est-ce ?

Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement

Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
C'est si simple ! Lisez votre ebook avec l'app Vivlio sur votre tablette, mobile ou ordinateur :
Google PlayApp Store
  • Nombre de pages320
  • FormatMulti-format
  • ISBN979-10-413-0747-0
  • EAN9791041307470
  • Date de parution28/08/2025
  • Protection num.pas de protection
  • Infos supplémentairesMulti-Format
  • ÉditeurPresses universitaires de Rennes
  • PréfacierJean-Pierre Hirsch

Résumé

La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ? À travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires « envahis » et « sinistrés » à une France « libre » et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place (lieu de coordination des agents économiques non réductible à la ville) et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.
Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en « France libre » et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.
À plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'État par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de « sinistrés » : le « statut des sinistrés » est financièrement très favorable, et la « reconstitution » industrielle rapide ; la place reste puissante.
Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.