Née à Paris en 1944 et grandie à Malakoff dans la banlieue rouge, Jeanne Cordelier est née une seconde fois, en littérature, en 1976 avec la parution de son roman La Dérobade qui lança sa carrière d'écrivain. Auteure de plus d'une quinzaine de romans et recueils de nouvelles dont La Passagère, La Mort de Blanche-Neige ou Reconstruction paru aux Éditions Phébus en 2010, elle est désormais installée dans le sud de la France après avoir longtemps vécu à l'étranger.
Une touche de rose
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- Nombre de pages78
- FormatMulti-format
- ISBN979-10-91345-04-0
- EAN9791091345040
- Date de parution05/05/2015
- Protection num.pas de protection
- Taille861 Ko
- Infos supplémentairesMulti-Format
- Éditeurportative
Résumé
Ce roman est basé sur des faits réels. Il raconte la vie de Rose depuis son enfance jusqu'au troisième âge. Grandie dans un milieu modeste, Rose travaille comme serveuse quand elle rencontre l'homme qui devient son mari et le père de son enfant. Le mariage tourne en enfer pour Rose qui s'en va. Elle vit dans la misère jusqu'au moment où elle apprend qu'elle est l'héritière d'une maison. Une fois installée dans cette maison elle cherche à comprendre l'histoire de ce couple dont elle a hérité.
Elle lit beaucoup et commence une correspondance avec l'auteur de La Dérobade, avec qui elle s'identifie. Être l'autre, qui n'en a pas rêvé un jour, ne serait-ce qu'une seconde, une minute. Un tout petit instant volé au temps. La permission de désobéir, personne ne nous la donne, surtout pas celle d'usurper la personnalité d'autrui. C'est pourtant ce que Rose va faire, s'appropriant celle de Jeanne, écrivaine célèbre qu'elle va inonder de lettres qui n'en finissent pas, où défile sa vie.
Vie d'une femme malheureuse, brutalisée par son mari. Vie d'une femme tombée amoureuse d'un double qu'elle s'est crée. À travers l'histoire de l'autre. Tout cela va la conduire à la clinique psychiatrique. D'où elle ne sortira que grâce à la bienveillance d'un psychiatre et après de multiples rebondissements. Extrait : « Mon nom est Rose Boucher. Je sais, Rose et boucher, ça ne va pas ensemble.
Même si maintenant on voit entre les morceaux de viande des roses en plastique rouge. C'était pas comme ça quand j'étais petite. Quand j'étais petite, c'était des grosses mouches noires qu'on voyait entre les morceaux de viande. Dans le coin d'où je viens au moins. Je viens d'un bled qui s'appelle Dives-sur-Mer. C'est même pas au bord de la mer. Il faut faire plusieurs kilomètres pour s'en approcher.
En tout cas, chez le boucher dans le quartier où j'habitais à Dives, n'y avait pas la clim, ni ces portes nickels qui ne laissent rien passer. Pour rentrer dans la boucherie il suffisait d'écarter deux rideaux de toile épaisse à rayures rouges et blanches. Et à peine rentré, une odeur suffocante vous prenait à la gorge. Ça sentait la viande, la bidoche, la barbaque ! Le sang ! Tout sauf la rose ! C'est pour ça, je le répète, que Rose et boucher, ça ne va pas ensemble ».
Elle lit beaucoup et commence une correspondance avec l'auteur de La Dérobade, avec qui elle s'identifie. Être l'autre, qui n'en a pas rêvé un jour, ne serait-ce qu'une seconde, une minute. Un tout petit instant volé au temps. La permission de désobéir, personne ne nous la donne, surtout pas celle d'usurper la personnalité d'autrui. C'est pourtant ce que Rose va faire, s'appropriant celle de Jeanne, écrivaine célèbre qu'elle va inonder de lettres qui n'en finissent pas, où défile sa vie.
Vie d'une femme malheureuse, brutalisée par son mari. Vie d'une femme tombée amoureuse d'un double qu'elle s'est crée. À travers l'histoire de l'autre. Tout cela va la conduire à la clinique psychiatrique. D'où elle ne sortira que grâce à la bienveillance d'un psychiatre et après de multiples rebondissements. Extrait : « Mon nom est Rose Boucher. Je sais, Rose et boucher, ça ne va pas ensemble.
Même si maintenant on voit entre les morceaux de viande des roses en plastique rouge. C'était pas comme ça quand j'étais petite. Quand j'étais petite, c'était des grosses mouches noires qu'on voyait entre les morceaux de viande. Dans le coin d'où je viens au moins. Je viens d'un bled qui s'appelle Dives-sur-Mer. C'est même pas au bord de la mer. Il faut faire plusieurs kilomètres pour s'en approcher.
En tout cas, chez le boucher dans le quartier où j'habitais à Dives, n'y avait pas la clim, ni ces portes nickels qui ne laissent rien passer. Pour rentrer dans la boucherie il suffisait d'écarter deux rideaux de toile épaisse à rayures rouges et blanches. Et à peine rentré, une odeur suffocante vous prenait à la gorge. Ça sentait la viande, la bidoche, la barbaque ! Le sang ! Tout sauf la rose ! C'est pour ça, je le répète, que Rose et boucher, ça ne va pas ensemble ».



















