Un soleil fauve sur l'oreiller

Par : Catherine Dufour

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  • Nombre de pages12
  • FormatePub
  • ISBN978-2-84344-341-1
  • EAN9782843443411
  • Date de parution27/01/2011
  • Protection num.pas de protection
  • Taille307 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurBelial'

Résumé

QUAND LE CIEL BAS et lourd pèse comme un couvercle.Le ciel ne pesait pas : il était carrément posé par terre et noyait les rues dans une brume de gel. Mye, rétractée au fond de son manteau, avançait à longues enjambées sur le trottoir sonore, donnant courageusement du front contre la bise. Les devantures défilaient à sa droite, chocolaterie rouge, pharmacie verte, oxygènerie grise. Mye tourna un coin et soupira d'aise tandis que le vent continuait tout droit.
Elle ralentit le pas en passant devant la devanture éteinte d'un Lavomatic. Il était tard, la boutique était fermée et pourtant, comme la veille et comme le jour d'avant, une machine tournait. Une femme était assise sur une chaise, juste en face de la machine ; une vieille dame vêtue de noir qui paraissait menue et terriblement cassée, presque diluée dans la pénombre jaunâtre. Cette fois, Mye s'arrêta :Quelle vie de misère oblige de si vieilles dames à sortir de si mauvaise heure ?Mye approcha de la vitrine embuée.
Elle fit glisser son masque stérile sur son menton et effleura la vitre du nez. La vieille dame ne bougea pas. Mye remit son masque en place et repartit, la tête enfoncée dans ses épaules.
QUAND LE CIEL BAS et lourd pèse comme un couvercle.Le ciel ne pesait pas : il était carrément posé par terre et noyait les rues dans une brume de gel. Mye, rétractée au fond de son manteau, avançait à longues enjambées sur le trottoir sonore, donnant courageusement du front contre la bise. Les devantures défilaient à sa droite, chocolaterie rouge, pharmacie verte, oxygènerie grise. Mye tourna un coin et soupira d'aise tandis que le vent continuait tout droit.
Elle ralentit le pas en passant devant la devanture éteinte d'un Lavomatic. Il était tard, la boutique était fermée et pourtant, comme la veille et comme le jour d'avant, une machine tournait. Une femme était assise sur une chaise, juste en face de la machine ; une vieille dame vêtue de noir qui paraissait menue et terriblement cassée, presque diluée dans la pénombre jaunâtre. Cette fois, Mye s'arrêta :Quelle vie de misère oblige de si vieilles dames à sortir de si mauvaise heure ?Mye approcha de la vitrine embuée.
Elle fit glisser son masque stérile sur son menton et effleura la vitre du nez. La vieille dame ne bougea pas. Mye remit son masque en place et repartit, la tête enfoncée dans ses épaules.