Nélida Piñón, née en 1937 à Rio de Janeiro dans une famille d'origine galicienne, est une des grandes figures de la littérature brésilienne contemporaine. Première femme à présider l'Académie brésilienne des Lettres, de décembre 1996 à 1997, elle fut aussi, en 1995, la première autrice de langue portugaise à recevoir le prix Juan Rulfo, grande récompense des littératures d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Parmi ses nombreuses autres distinctions, notons, en 2005, le prestigieux Prix Prince des Asturies de littérature pour l'ensemble de son oeuvre composée d'une trentaine de romans, nouvelles, essais, chroniques. . . Passionnée de musique et de théâtre, elle dit d'elle-même : "J'adopte la patience de Pénélope et je l'applique aux entreprises d'Ulysse, à l'aventure". Ses livres sont publiés en près de trente langues à travers le monde.
Un jour j'irai à Sagres
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- Nombre de pages480
- FormatePub
- ISBN978-2-7210-0961-6
- EAN9782721009616
- Date de parution26/05/2022
- Protection num.Adobe DRM
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurDes Femmes
- TraducteurDidier Voïta
- TraducteurJane Lessa
Résumé
« Tout triste rebelle que je suis, j'attribue des formes informes aux miettes de pain éparpillées sur la table. Alors que j'apprécie les produits de la terre, il n'y en a pas beaucoup chez moi, je me nourris pour ainsi dire de petites bricoles. Pourtant sans eux, je ne serais pas ici, sur cette colline de Lisbonne [...]. Après avoir quitté les terres de mon grand-père et m'être établi à Lisbonne, à Sagres, et puis dans le monde, c'est ici que je suis revenu.
Qui suis-je sans les ruines des villes humaines et sans les bribes de mon existence ? Qui suis-je sans ces histoires, mes décombres ? [...] Les pièces de monnaie que j'ai dans la poche nourrissent à peine mes rêves. Les restes d'un travail presque esclave, des voyages où jadis nous autres Portugais nous étions passés maîtres. » N. P.
Qui suis-je sans les ruines des villes humaines et sans les bribes de mon existence ? Qui suis-je sans ces histoires, mes décombres ? [...] Les pièces de monnaie que j'ai dans la poche nourrissent à peine mes rêves. Les restes d'un travail presque esclave, des voyages où jadis nous autres Portugais nous étions passés maîtres. » N. P.




