Dominique Fernandez, de l'Académie française, est l'auteur d'une ouvre considérable par sa qualité et sa prolixité (une centaine de livres parus) qui lui a valu notamment le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou les mystères de Naples, le prix Goncourt en 1982 pour Dans la main de l'Ange, le prix Charles-Oumont de la Fondation de France en 1986 pour L'Amour, le prix Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son ouvre en 1986, le prix Mediterranée et le prix Brancati en 1988 pour Le radeau de la Gorgone, le prix Lambda Literary aux USA en 2003 pour la traduction de L'amour qui n'ose dire son nom, Art et homosexualité, le prix François Mauriac et le grand prix Jean-Giono en 2009 pour Ramon. Un jeune homme simple, paru en 2024, est son dernier livre.
Prix Littéraire des Musiciens
Un choix impossible
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- Nombre de pages544
- FormatePub
- ISBN978-2-246-83657-5
- EAN9782246836575
- Date de parution02/04/2025
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurGrasset
Résumé
6 mars 1953, siège de l'Union des compositeurs soviétiques à Moscou : décédé la veille dans l'indifférence générale, quelques minutes avant Joseph Staline, Sergueï Prokofiev est conspué par ses pairs. Traître à la Nation, ennemi du peuple soviétique et serviteur de la musique occidentale : méprisé jusque dans sa tombe, Prokofiev n'est plus, aux yeux du régime, le grand compositeur célébré dans le monde entier qui avait fait sa fierté.
Dans ce roman qui pourrait être l'argument d'une symphonie pathétique, Igor, secrétaire personnel du compositeur, nous raconte sa vie. Son enfance choyée et sa passion pour la musique du temps des tsars, ses séjours en Europe autorisés par le nouveau régime, sa rencontre avec Diaghilev puis avec sa première épouse Lina. Les quinze années passées en Amérique et en Europe, malgré ses succès, le laissent désabusé ; taraudé par le conflit entre la musique soviétique supposée ouvriériste et la musique occidentale supposée bourgeoise, déçu par un Occident qui se croit libre mais ne l'est pas autant qu'il le croit, Prokofiev retourne à Moscou en 1936.
Et le voici l'objet de la cruauté la plus raffinée de Staline. Gratifié d'un appartement luxueux, il doit composer une Ode à Staline. Epousant une nouvelle femme, il voit Lina envoyée dans un camp de travail forcé. Ces balancements de fortune l'épuisent d'autant plus qu'il doit subir la « campagne de redressement idéologique » de Jdanov. Tout en étant presque le musicien officiel du régime, il est aussi l'un de ceux qui est le plus méticuleusement harcelé.
Peut-on dire, avec Igor : « l'artiste n'est jamais libre, il ne le sera jamais » ?
Dans ce roman qui pourrait être l'argument d'une symphonie pathétique, Igor, secrétaire personnel du compositeur, nous raconte sa vie. Son enfance choyée et sa passion pour la musique du temps des tsars, ses séjours en Europe autorisés par le nouveau régime, sa rencontre avec Diaghilev puis avec sa première épouse Lina. Les quinze années passées en Amérique et en Europe, malgré ses succès, le laissent désabusé ; taraudé par le conflit entre la musique soviétique supposée ouvriériste et la musique occidentale supposée bourgeoise, déçu par un Occident qui se croit libre mais ne l'est pas autant qu'il le croit, Prokofiev retourne à Moscou en 1936.
Et le voici l'objet de la cruauté la plus raffinée de Staline. Gratifié d'un appartement luxueux, il doit composer une Ode à Staline. Epousant une nouvelle femme, il voit Lina envoyée dans un camp de travail forcé. Ces balancements de fortune l'épuisent d'autant plus qu'il doit subir la « campagne de redressement idéologique » de Jdanov. Tout en étant presque le musicien officiel du régime, il est aussi l'un de ceux qui est le plus méticuleusement harcelé.
Peut-on dire, avec Igor : « l'artiste n'est jamais libre, il ne le sera jamais » ?






















