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Trains de monet ne conduisent qu'en
1e édition
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- Nombre de pages232
- FormatePub
- ISBN2-13-066337-0
- EAN9782130663379
- Date de parution01/01/1987
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille72 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPresses universitaires de France...
Résumé
Il est plus rare de trouver un bon connaisseur qu'un bon peintre, écrivait déjà l'abbé Lanzi au XVIIIe siècle. Jacques Gagliardi n'appartient pas à l'armée d'écrivains penseurs qui n'ont jamais vu un tableau même en le regardant. C'est manifester un véritable sens des affaires que d'inscrire l'art dans son image, déclare la Chase Manhattan Bank qui achète cinq tableaux par jour... Ruée vers l'art : on ne s'inspire plus de la vie des Saints, on célèbre la vie des artistes ; on ne s'offre plus une chapelle, mais une aile de musée ; on suit le guide comme jadis le Chemin de Croix.
Réduite par les media à un phénomène banalisé de notre sous-culture, gérée selon les méthodes du show-biz, la peinture a-t-elle son avenir derrière elle ? Vivons-nous la fin d'une aventure intellectuelle et esthétique de sept siècles ? Il n'y a pourtant jamais eu autant à connaître et à aimer. Combien d'ouvres dispersées, négligées, mutilées, dont les auteurs ne soupçonnaient pas qu'elles leur survivraient ! Qu'elles seraient ressuscitées, célébrées, convoitées ! La tête dans la peinture, admirons donc que le même mot désigne la Maesta de Duccio à Sienne et le mémorial de Rothko à Houston, Les prophètes de Michel-Ange et Les amants de Watteau, la souveraine aisance de Vélasquez et l'effort obstiné de Cézanne.
Des retables à fond d'or, au grand bazar de la modernité, des thèmes universels à l'acte de peindre comme sujet, de la quête du visible à la poursuite de l'imprévisible, règne l'ambiguïté d'un art où les valeurs dites humaines tantôt exaltent, tantôt masquent l'action des formes. Que celui qui a l'oil, voie !
Réduite par les media à un phénomène banalisé de notre sous-culture, gérée selon les méthodes du show-biz, la peinture a-t-elle son avenir derrière elle ? Vivons-nous la fin d'une aventure intellectuelle et esthétique de sept siècles ? Il n'y a pourtant jamais eu autant à connaître et à aimer. Combien d'ouvres dispersées, négligées, mutilées, dont les auteurs ne soupçonnaient pas qu'elles leur survivraient ! Qu'elles seraient ressuscitées, célébrées, convoitées ! La tête dans la peinture, admirons donc que le même mot désigne la Maesta de Duccio à Sienne et le mémorial de Rothko à Houston, Les prophètes de Michel-Ange et Les amants de Watteau, la souveraine aisance de Vélasquez et l'effort obstiné de Cézanne.
Des retables à fond d'or, au grand bazar de la modernité, des thèmes universels à l'acte de peindre comme sujet, de la quête du visible à la poursuite de l'imprévisible, règne l'ambiguïté d'un art où les valeurs dites humaines tantôt exaltent, tantôt masquent l'action des formes. Que celui qui a l'oil, voie !


















