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Toxines et cancer
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- Nombre de pages326
- FormatPDF
- ISBN978-2-7430-1953-2
- EAN9782743019532
- Date de parution01/06/2008
- Copier Coller01 page(s) autorisée(s)
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille15 Mo
- Transferts max.Autorisé
- Infos supplémentairesPDF avec Watermark
- ÉditeurTec & Doc
Résumé
De tout temps, l'homme a eu conscience de l'intérêt thérapeutique des toxines. Certaines toxines végétales depuis longtemps utilisées figurent encore dans la pharmacopée actuelle. Viennent s'y ajouter depuis peu des toxines microbiennes. Cependant le maniement des toxines natives ou à peine modifiées reste délicat tant est faible la marge entre les effets toxiques et l'efficacité thérapeutique. Comment, dans une perspective médicale, canaliser la puissance d'action et l'efficacité d'une toxine ? Connaître sa structure, comprendre son mécanisme d'action n'est pas suffisant : il faut aussi identifier sa cible privilégiée, autrement dit un récepteur cellulaire, faute de quoi l'entreprise apparemment chimérique d'un détournement de sa puissance et de sa spécificité reste aveugle.
Ce cap est franchi, depuis un certain nombre d'années, et le développement des recherches sur les toxines axées sur la thérapeutique est devenu foisonnant. Voyez telle ou telle toxine protéique ternaire, avec ses trois domaines, de fixation sur un récepteur membranaire, de translocation qui lui permet de franchir la membrane cellulaire, et d'activité enzymatique qui va alors pouvoir s'exercer dans la cellule.
Qu'on parvienne à dissocier chacun de ces trois domaines en leur conservant leurs propriétés, et des possibilités nouvelles d'utilisation thérapeutique vont s'ouvrir, presque à l'infini semble-t-il. Car chacun d'entre eux pourra être couplé à une molécule active bien ciblée, et leur efficacité sera même améliorée pour peu qu'on parvienne à conjuguer leur action. Qu'un récepteur, qu'une molécule, propres au métabolisme ou à la physiologie d'une cellule cancéreuse soient identifiés, et des toxines conjuguées à un ligand de ce récepteur, de cette molécule (ce peut être un anticorps) bloqueront les canaux ioniques ou exerceront leur effet cytolytique sur cette seule cellule, sans nuire aux cellules saines.
Nous voilà dégagés de l'utopie, le contenu de cet ouvrage le prouve abondamment. Et même si la concrétisation des promesses reste délicate, le champ d'action est si vaste initialement qu'il ne saurait rester improductif : il ne l'est d'ailleurs déjà plus.
Ce cap est franchi, depuis un certain nombre d'années, et le développement des recherches sur les toxines axées sur la thérapeutique est devenu foisonnant. Voyez telle ou telle toxine protéique ternaire, avec ses trois domaines, de fixation sur un récepteur membranaire, de translocation qui lui permet de franchir la membrane cellulaire, et d'activité enzymatique qui va alors pouvoir s'exercer dans la cellule.
Qu'on parvienne à dissocier chacun de ces trois domaines en leur conservant leurs propriétés, et des possibilités nouvelles d'utilisation thérapeutique vont s'ouvrir, presque à l'infini semble-t-il. Car chacun d'entre eux pourra être couplé à une molécule active bien ciblée, et leur efficacité sera même améliorée pour peu qu'on parvienne à conjuguer leur action. Qu'un récepteur, qu'une molécule, propres au métabolisme ou à la physiologie d'une cellule cancéreuse soient identifiés, et des toxines conjuguées à un ligand de ce récepteur, de cette molécule (ce peut être un anticorps) bloqueront les canaux ioniques ou exerceront leur effet cytolytique sur cette seule cellule, sans nuire aux cellules saines.
Nous voilà dégagés de l'utopie, le contenu de cet ouvrage le prouve abondamment. Et même si la concrétisation des promesses reste délicate, le champ d'action est si vaste initialement qu'il ne saurait rester improductif : il ne l'est d'ailleurs déjà plus.



