Témoignage et fiction. Les récits de rescapés dans la littérature française ( 1945-2000 )
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- Nombre de pages256
- FormatePub
- ISBN978-2-600-30951-6
- EAN9782600309516
- Date de parution01/06/2008
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille840 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLibrairie Droz
Résumé
Une part non négligeable de la littérature contemporaine de langue française évoque les génocides et les violences idéologiques qui secouèrent le XXe siècle. La question de la mémoire et du renouvellement de ses formes y occupe une place primordiale, influencée notamment par la répétition de telles atrocités (dans les Balkans et dans la région des Grands-Lacs). Le témoignage et la fiction apparaissent comme les composantes d'une dialectique propre aux récits de rescapés et aux ouvres romanesques qui, dans la seconde moitié du XXe siècle, ont eu pour tâche de transcrire un type d'expérience dépassant l'entendement.
Témoignage et fiction fait dialoguer les récits de rescapés des camps nazis (Wiesel, Semprun, Antelme, Rousset, Delbo) avec ceux évoquant les heures noires du communisme ou, sur un mode allégorique, les violences des régimes totalitaires (Kristof, Volodine). Au souci de la vérité des faits narrés animant les premiers récits, Marie Bornand oppose les audaces narratives des romans d'une deuxième génération d'écrivains: les formes ambiguës conférées aux fictions de témoignage mettent doublement en évidence le caractère déroutant et dévastateur des événements racontés.
Sollicité et malmené par les distorsions infligées aux structures du récit, le lecteur y est désormais à son tour assigné à la place inconfortable de témoin. La Peste de Camus, La Douleur de Marguerite Duras, W ou le souvenir d'enfance de Perec ainsi que la trilogie d'Agota Kristof comptent également au nombre des ouvres commentées pour conduire une interrogation originale sur les liens que les formes narratives entretiennent avec le réel.
Les configurations littéraires du travail de mémoire s'y trouvent ainsi subtilement éclairées.
Témoignage et fiction fait dialoguer les récits de rescapés des camps nazis (Wiesel, Semprun, Antelme, Rousset, Delbo) avec ceux évoquant les heures noires du communisme ou, sur un mode allégorique, les violences des régimes totalitaires (Kristof, Volodine). Au souci de la vérité des faits narrés animant les premiers récits, Marie Bornand oppose les audaces narratives des romans d'une deuxième génération d'écrivains: les formes ambiguës conférées aux fictions de témoignage mettent doublement en évidence le caractère déroutant et dévastateur des événements racontés.
Sollicité et malmené par les distorsions infligées aux structures du récit, le lecteur y est désormais à son tour assigné à la place inconfortable de témoin. La Peste de Camus, La Douleur de Marguerite Duras, W ou le souvenir d'enfance de Perec ainsi que la trilogie d'Agota Kristof comptent également au nombre des ouvres commentées pour conduire une interrogation originale sur les liens que les formes narratives entretiennent avec le réel.
Les configurations littéraires du travail de mémoire s'y trouvent ainsi subtilement éclairées.



