Tout commence à minuit dans la salle de rédaction du New York World. Sam Briscoe, 71 ans, rédacteur en chef prépare la Une avec Matt Logan, la cinquantaine. A côté, Hélène Loomis, rewriter, 65 ans, écrit entre deux pauses cigarette. L'ambiance est survoltée, d'autant plus qu'il faut se défoncer pour faire survivre la Presse papier qui connaît comme de nombreuses entreprises américaines des difficultés économiques. Sauf que nos "vieux" professionnels nous la jouent un peu façon "anciens combattants". Heureusement, que la fièvre de l'écriture tient encore de jeunes stagiaires comme Fonseca.
Après cette tendance chagrine, l'auteur enchaîne régulièrement chaque récit avec heure précise, nom du personnage concerné et lieu. Tous les personnages sont plus ou moins liés et caractérisent les différentes populations américaines. On y trouve ainsi le soldat mutilé revenu d'Irak, le trader véreux, l'islamiste terroriste, le flic, les émigrés, les jeunes à la recherche d'emploi, l'artiste peintre.
Le livre se termine le même jour à 21h16. Triste journée pour Sam Briscoe qui perd son amie Cynthia et son métier. Je ne sais pas encore ce qui lui cause le plus de peine.
Le choix du style journalistique noie un peu les choses essentielles comme le terrorisme, les conséquences des guerres américaines, la crise financière. Cela donne une vue extérieure qui ne facilite pas l'attachement aux personnages et ne suscite aucune émotion. Certes, les nombreux personnages se retrouvent plus ou moins sur le lieu final mais certains n'apportent que peu de plus-value à l'histoire.
La préface de François Forestier annonce un auteur exceptionnel. Peut-être Pete Hamill a l'art de donner au style journalistique une longueur inattendue, mais personnellement je n'ai pas été passionnée par cette forme de restitution.
Tout commence à minuit dans la salle de rédaction du New York World. Sam Briscoe, 71 ans, rédacteur en chef prépare la Une avec Matt Logan, la cinquantaine. A côté, Hélène Loomis, rewriter, 65 ans, écrit entre deux pauses cigarette. L'ambiance est survoltée, d'autant plus qu'il faut se défoncer pour faire survivre la Presse papier qui connaît comme de nombreuses entreprises américaines des difficultés économiques. Sauf que nos "vieux" professionnels nous la jouent un peu façon "anciens combattants". Heureusement, que la fièvre de l'écriture tient encore de jeunes stagiaires comme Fonseca.
Après cette tendance chagrine, l'auteur enchaîne régulièrement chaque récit avec heure précise, nom du personnage concerné et lieu. Tous les personnages sont plus ou moins liés et caractérisent les différentes populations américaines. On y trouve ainsi le soldat mutilé revenu d'Irak, le trader véreux, l'islamiste terroriste, le flic, les émigrés, les jeunes à la recherche d'emploi, l'artiste peintre.
Le livre se termine le même jour à 21h16. Triste journée pour Sam Briscoe qui perd son amie Cynthia et son métier. Je ne sais pas encore ce qui lui cause le plus de peine.
Le choix du style journalistique noie un peu les choses essentielles comme le terrorisme, les conséquences des guerres américaines, la crise financière. Cela donne une vue extérieure qui ne facilite pas l'attachement aux personnages et ne suscite aucune émotion. Certes, les nombreux personnages se retrouvent plus ou moins sur le lieu final mais certains n'apportent que peu de plus-value à l'histoire.
La préface de François Forestier annonce un auteur exceptionnel. Peut-être Pete Hamill a l'art de donner au style journalistique une longueur inattendue, mais personnellement je n'ai pas été passionnée par cette forme de restitution.