Dionysios Hatzopoulos est docteur en histoire byzantine (Université de Montréal), ancien professeur au département d'histoire du collège Dawson, à Montréal, et chargé de cours au département d'histoire de l'université de Montréal. Ses livres et ses articles reflètent son intérêt pour l'histoire de la Méditerranée orientale, de l'antiquité gréco-romaine au 18e siècle.
Nouveauté
Syracuse, capitale de Sicile hellénique (733-212 av. J.-C.)
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- Nombre de pages262
- FormatePub
- ISBN978-2-336-59576-4
- EAN9782336595764
- Date de parution13/08/2026
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La colonisation de la Sicile par des Grecs n'est qu'un acte du long processus de fondation d'innombrables cités grecques presqu'autour de la Méditerranée et du Ponte Euxine (la mer Noire). Syracuse, en Sicile orientale, constitue l'élément le plus important de ce processus colonisateur pour la Méditerranée centrale et occidentale. La ville, dès sa fondation en 733 av. J.-C., à sa prise par la République romaine, en 212 av.
J.-C., constitue le phare de la présence hellénique dans l'Occident méditerranéen. Sa constitution politique incorpore et reflète tous les éléments, positifs et négatifs, de la vie publique du monde grec : les luttes sociales, l'oligarchie, la tyrannie, le dème, les staseis, l'anarchie, mais aussi les activités commerciales et la création d'une civilisation, qui accompagne brillamment les produits de l'esprit humain de la région appelée par les Romains la Grande Grèce (Magna Grecia).
Accompagnant ces éléments sont les luttes, presque sans arrêt, contre le grand compétiteur régional, Carthage punique, un autre monde colonial, luttant tant pour la défense de ses acquisitions coloniales sur la grande île de Sicile, que pour son expansion sur l'île, passant par la soumission de Syracuse, entre-temps devenue ville capitale de Sicile hellénique. Cependant, ces contacts, pas toujours violents, entre les deux puissances méditerranéennes donnent aussi naissance à un syncrétisme religieux et à un rapprochement de civilisations.
Syracuse se trouve aussi dans le chaudron de la guerre civile grecque, la guerre du Péloponnèse (431-404), entre Athènes et Sparte et leurs alliés. L'assaut athénien (415-413) contre la ville capitale de l'Occident grec se termine pour l'envahisseur athénien par un échec militaire et moral total. Le tout prend fin en 212 av. J.-C. avec la prise de Syracuse par Rome. La jeune République romaine, le nouveau maître du monde méditerranéen viendra, à son tour, en contact direct avec le monde sicilien-grec et à travers lui en contact avec les oeuvres de la civilisation et de l'esprit hellénique, même avant la conquête de la péninsule grecque et de ses métropoles.
J.-C., constitue le phare de la présence hellénique dans l'Occident méditerranéen. Sa constitution politique incorpore et reflète tous les éléments, positifs et négatifs, de la vie publique du monde grec : les luttes sociales, l'oligarchie, la tyrannie, le dème, les staseis, l'anarchie, mais aussi les activités commerciales et la création d'une civilisation, qui accompagne brillamment les produits de l'esprit humain de la région appelée par les Romains la Grande Grèce (Magna Grecia).
Accompagnant ces éléments sont les luttes, presque sans arrêt, contre le grand compétiteur régional, Carthage punique, un autre monde colonial, luttant tant pour la défense de ses acquisitions coloniales sur la grande île de Sicile, que pour son expansion sur l'île, passant par la soumission de Syracuse, entre-temps devenue ville capitale de Sicile hellénique. Cependant, ces contacts, pas toujours violents, entre les deux puissances méditerranéennes donnent aussi naissance à un syncrétisme religieux et à un rapprochement de civilisations.
Syracuse se trouve aussi dans le chaudron de la guerre civile grecque, la guerre du Péloponnèse (431-404), entre Athènes et Sparte et leurs alliés. L'assaut athénien (415-413) contre la ville capitale de l'Occident grec se termine pour l'envahisseur athénien par un échec militaire et moral total. Le tout prend fin en 212 av. J.-C. avec la prise de Syracuse par Rome. La jeune République romaine, le nouveau maître du monde méditerranéen viendra, à son tour, en contact direct avec le monde sicilien-grec et à travers lui en contact avec les oeuvres de la civilisation et de l'esprit hellénique, même avant la conquête de la péninsule grecque et de ses métropoles.



