Sépulture de la démocratie. Thanatos et politique

Par : Christian Savés

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  • Nombre de pages234
  • FormatPDF
  • ISBN978-2-296-18569-2
  • EAN9782296185692
  • Date de parution01/02/2008
  • Copier Coller01 page(s) autorisée(s)
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille10 Mo
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

La démocratie est aujourd'hui malade de notre modernité politique. De fait, si elle paraît avoir progressé sur le terrain des idées, en pratique, elle éprouve de plus en plus de difficultés à conquérir de nouveaux territoires, à progresser géopolitiquement. Les questions que l'on doit se poser, autour de son devenir, sont constitutives d'un doute méthodique. Certaines évolutions en cours, de par le monde, ont de quoi susciter notre légitime inquiétude.
Car la démocratie, ce n'est pas seulement une recette institutionnelle, un rapport apaisé et régulé au pouvoir. C'est beaucoup plus que cela : un état d'esprit, une culture, un vouloir-vivre collectif et même un " plébiscite de tous les jours " (comme aurait dit Renan). Or, nous avons peut-être perdu de vue cette réalité d'ensemble et nous ne sommes plus en situation de nous hisser au niveau d'exigence qu'elle requiert.
La démocratie n'a rien d'un acquis définitif, d'une rente : elle est peut-être (hélas) réversible. Elle pourrait bien disparaître, le jour où le Thanatos démocratique aura pris le pas sur l'Eros, en langage freudien. En effet, la démocratie, c'est aussi l'expression d'une volonté politique : celle qui consiste à vouloir maîtriser le cours de son destin. En avons-nous encore l'énergie et l'envie ? En quête de réponse à cette lancinante interrogation, nous ne devons jamais perdre de vue que l'homme aliène précisément sa volonté, et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le dernier mot.
La démocratie est aujourd'hui malade de notre modernité politique. De fait, si elle paraît avoir progressé sur le terrain des idées, en pratique, elle éprouve de plus en plus de difficultés à conquérir de nouveaux territoires, à progresser géopolitiquement. Les questions que l'on doit se poser, autour de son devenir, sont constitutives d'un doute méthodique. Certaines évolutions en cours, de par le monde, ont de quoi susciter notre légitime inquiétude.
Car la démocratie, ce n'est pas seulement une recette institutionnelle, un rapport apaisé et régulé au pouvoir. C'est beaucoup plus que cela : un état d'esprit, une culture, un vouloir-vivre collectif et même un " plébiscite de tous les jours " (comme aurait dit Renan). Or, nous avons peut-être perdu de vue cette réalité d'ensemble et nous ne sommes plus en situation de nous hisser au niveau d'exigence qu'elle requiert.
La démocratie n'a rien d'un acquis définitif, d'une rente : elle est peut-être (hélas) réversible. Elle pourrait bien disparaître, le jour où le Thanatos démocratique aura pris le pas sur l'Eros, en langage freudien. En effet, la démocratie, c'est aussi l'expression d'une volonté politique : celle qui consiste à vouloir maîtriser le cours de son destin. En avons-nous encore l'énergie et l'envie ? En quête de réponse à cette lancinante interrogation, nous ne devons jamais perdre de vue que l'homme aliène précisément sa volonté, et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le dernier mot.