OFFRE LISEUSES
Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin
Séjour à l’île Maurice. Histoire du 19è siècle
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-38469-108-1
- EAN9782384691081
- Date de parution17/11/2022
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurEditions Homme et Litterature
Résumé
Pour aller de la France à l'île Maurice, il fallait alors naviguer pendant près de trois mois sur un bâtiment à voiles qui relâchait à Sainte-Hélène et au cap de Bonne-Espérance. Aujourd'hui, on s'embarque à Marseille sur un bateau à vapeur de la Compagnie péninsulaire et orientale : six à sept jours après on arrive en Égypte ; on traverse en chemin de fer les plaines qui séparent Alexandrie du Caire ; à Suez, on monte à bord d'un autre steamer qui fait le trajet de la mer Rouge jusqu'à la ville d'Aden, station maritime dont les Anglais ont déjà su faire un nouveau Gibraltar : bientôt les Seychelles apparaissent comme une corbeille de verdure, et vers le troisième ou le quatrième jour on est en vue de Maurice.
Quelques traits se dessinent d'abord à l'horizon : l'île Ronde, le Coin de Mire, puis çà et là diverses parties de la côte... Aussitôt l'ancre jetée et la visite sanitaire terminée, une foule de canots entourent le navire ; le pont est subitement envahi par une centaine de personnes, venues les unes par curiosité, pour connaître les nouvelles ou pour embrasser un parent ou un ami, les autres (Indiens ou noirs) pour transporter à terre les bagages.
On se pousse, on s'embrasse, on se parle avec volubilité. Une confusion bruyante règne sur le pont, et près d'une heure s'écoule avant que l'on puisse quitter le navire. Pendant ce temps on a le loisir de regarder tout à son aise devant soi, dans une vallée encadrée par le Pouce, Pieter-Boot et la montagne des Signaux, la ville du Port-Louis s'étageant en amphithéâtre sur un espace de trois quarts de lieue, tout émaillé de jolies maisons entourées de cocotiers et de bananiers, et d'élégantes villas au milieu de tapis d'une verdure dont la nuance ne ressemble point à celle d'Europe.
Quelques traits se dessinent d'abord à l'horizon : l'île Ronde, le Coin de Mire, puis çà et là diverses parties de la côte... Aussitôt l'ancre jetée et la visite sanitaire terminée, une foule de canots entourent le navire ; le pont est subitement envahi par une centaine de personnes, venues les unes par curiosité, pour connaître les nouvelles ou pour embrasser un parent ou un ami, les autres (Indiens ou noirs) pour transporter à terre les bagages.
On se pousse, on s'embrasse, on se parle avec volubilité. Une confusion bruyante règne sur le pont, et près d'une heure s'écoule avant que l'on puisse quitter le navire. Pendant ce temps on a le loisir de regarder tout à son aise devant soi, dans une vallée encadrée par le Pouce, Pieter-Boot et la montagne des Signaux, la ville du Port-Louis s'étageant en amphithéâtre sur un espace de trois quarts de lieue, tout émaillé de jolies maisons entourées de cocotiers et de bananiers, et d'élégantes villas au milieu de tapis d'une verdure dont la nuance ne ressemble point à celle d'Europe.



