Né dans les Yvelines en 1964, Daniel Quiterio publie son sixième roman. Il explore nos croyances, notre foi, nos craintes. Et nos espoirs en un devenir possible. Son personnage est alimenté d'histoires et de vécus issues de la transmission orale.
Santos
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- Nombre de pages84
- FormatePub
- ISBN978-2-38647-343-2
- EAN9782386473432
- Date de parution24/01/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille69 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurEditions Complicités
Résumé
Du temps où régnait l'empereur Pedro II sur le Brésil, il y avait un port en pleine expansion, s'accroissant de colons ; Santos. Plus loin dans les terres, grandissait aussi la cité de São Paulo, du nom d'un saint homme. Le port charriait son lot de richesses qui partaient vers le royaume du Portugal. Il y avait des commerçants gras comme des truies, des rats rapides, des boufs et des vaches. Des femmes agitant leurs mouchoirs, espérant ne pas revoir l'ivrogne qui partait.
Des prostituées pour satisfaire les queues iodées des marins. Des voleurs agiles qui bénissaient les bateaux qui arrivaient et des prêtres qui bénissaient les bateaux qui partaient. Au nord de Santos, il y avait une forêt étrange, la Mata Atlântica. Au cour de celle-ci, vivait un peuple indien empreint d'une belle foi chamanique, puisant ses chants dans la forêt. Ce peuple aux pieds nus, vénérait l'arbre reine.
De toute la forêt, c'était le plus haut, le plus beau. Son tronc était si large que plus de trente hommes devaient se donner la main pour l'encercler. Il était si puissant et si haut, que le soleil s'offrait d'abord à lui par sa cime. Mais en être bienveillant, il nourrissait de ses racines ses frères, les enfants de la terre.
Des prostituées pour satisfaire les queues iodées des marins. Des voleurs agiles qui bénissaient les bateaux qui arrivaient et des prêtres qui bénissaient les bateaux qui partaient. Au nord de Santos, il y avait une forêt étrange, la Mata Atlântica. Au cour de celle-ci, vivait un peuple indien empreint d'une belle foi chamanique, puisant ses chants dans la forêt. Ce peuple aux pieds nus, vénérait l'arbre reine.
De toute la forêt, c'était le plus haut, le plus beau. Son tronc était si large que plus de trente hommes devaient se donner la main pour l'encercler. Il était si puissant et si haut, que le soleil s'offrait d'abord à lui par sa cime. Mais en être bienveillant, il nourrissait de ses racines ses frères, les enfants de la terre.









