Quand je songe aux grands jours de luttes poétiques Où le souffle puissant de nos chefs-d'ouvre antiques Vers les sommets de l'art portait tous les esprits, Du vrai, du beau, du juste, avec ardeur épris ; Où la Foi rayonnait, où de nobles croyances Répandaient leur éclat au sein des consciences De ces rudes jouteurs qui, pleins de majesté, S'élançaient à l'assaut de l'Immortalité ; Quand je songe à ces jours et qu'au temps où nous sommes, Je pèse la valeur de nos petits grands hommes Dont le cerveau se tord en efforts impuissants Pour mettre leur esprit au-dessus du bon sens, Et qui rêvent un art où la fougue insensée Nargue le sentiment, le goût et la pensée ; Je ne puis, sans sourire, entendre les clameurs Que vous jetez au vent, fantaisistes rimeurs !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quand je songe aux grands jours de luttes poétiques Où le souffle puissant de nos chefs-d'ouvre antiques Vers les sommets de l'art portait tous les esprits, Du vrai, du beau, du juste, avec ardeur épris ; Où la Foi rayonnait, où de nobles croyances Répandaient leur éclat au sein des consciences De ces rudes jouteurs qui, pleins de majesté, S'élançaient à l'assaut de l'Immortalité ; Quand je songe à ces jours et qu'au temps où nous sommes, Je pèse la valeur de nos petits grands hommes Dont le cerveau se tord en efforts impuissants Pour mettre leur esprit au-dessus du bon sens, Et qui rêvent un art où la fougue insensée Nargue le sentiment, le goût et la pensée ; Je ne puis, sans sourire, entendre les clameurs Que vous jetez au vent, fantaisistes rimeurs !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.