Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" N° 26, septembre 2024
Les enfants en cases
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- FormatEpub fixed layout
- ISBN978-2-38191-090-1
- EAN9782381910901
- Date de parution10/10/2024
- Copier Coller02 page(s) autorisée(s)
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille18 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurANAMOSA
Résumé
Enfants battus, abandonnés, discriminés parce que handicapés et pourchassés en temps de guerre, vagabonds du XIX e siècle ou " mineurs non accompagnés " d'aujourd'hui, des banlieues de Turin à La Réunion : la nouvelle livraison de la RHEI s'empare de la figure de l'enfermement et de l'enfance maltraitée dans la bande dessinée à travers l'histoire.
Qu'il s'agisse de mineures ayant commis des écarts à la loi ou aux normes, ou de l'enfance victime de mauvais traitements, l'enfance " irrégulière " peuple notre environnement et nos imaginaires.
Ces enfants mis en cage sont tout à la fois des sujets bien réels de notre actualité (de la guerre aux violences sexuelles) et des personnages de légende, au point que leurs figures forgent une véritable culture. En tant que forme d'expression artistique et populaire, la bande dessinée est ainsi historiquement habitée de cette thématique. Pour en établir le spectre, deux spécialistes de l'histoire de la justice pénale et de la jeunesse ont sollicité la contribution de chercheurs à l'intersection de l'histoire et de la critique littéraire, du documentaire et de la fiction.
Trois grandes familles se sont dégagées. L'enfance violentée par les adultes est décrite comme un trait culturel omniprésent des sociétés de l'océan Indien, les chercheurs invoquant aussi bien le registre humoristique de Tiburce (Titeuf de La Réunion) que l'histoire avec la question des " enfants de la Creuse ". Autre exemple, autres îles avec Osamu Tezuka, le mangaka culte (auteur de Astro Boy) avec la série Ayako relatant le destin d'une jeune fille séquestrée dans la société corsetée du Japon d'après-guerre pour dissimuler un viol incestueux.
C'est enfin l'iconique incarnation du mal, Monsieur Choc, lui-même victime de traumatismes vécus pendant l'enfance, dans l'Angleterre sombre de l'entre-deux-guerres. Vient ensuite la figure du jeune vagabond à l'origine d'immenses succès commerciaux. Jean-Jacques Yvorel dresse un panorama de ce personnage dans l'histoire de la bande dessinée, de Gavroche mis en cases par le célèbre Giffey dans les années 1950 aux MNA d'aujourd'hui.
Mais c'est aussi Don Bosco, ce prête turinois du 19e siècle qui a consacré sa vie aux jeunes délinquants et créé la pédagogie salésienne devenue une référence mondiale dans la prise en charge de la jeunesse en difficulté. Ce sont enfin les figures d'enfants persécutés et pourchassés, que ce soit dans le contexte de la Shoah avec la série Irena, ou la question de l'albinisme, affection génétique considérée en Afrique de l'Ouest comme un handicap : des auteurs gabonais et camerounais saisissent la plume pour dénoncer ces discriminations.
En miroir, et comme pour illustrer cette culture de " l'enfance mise en cases ", un portfolio est consacré à l'extraordinaire production de Norbert Moutier. Révélée par Xavier Girard, la collection de ses ouvres de jeunesse sont un hommage malicieux et transgressif à la culture des comics, dignes de figurer dans un panthéon de l'art brut. Ce foisonnant volume en quadrichromie retrace des pans de l'histoire et des techniques du 9e art, mais dresse aussi l'image kaléidoscopique d'une enfance mise en cases, entre histoire sociale et histoire culturelle.
Ces enfants mis en cage sont tout à la fois des sujets bien réels de notre actualité (de la guerre aux violences sexuelles) et des personnages de légende, au point que leurs figures forgent une véritable culture. En tant que forme d'expression artistique et populaire, la bande dessinée est ainsi historiquement habitée de cette thématique. Pour en établir le spectre, deux spécialistes de l'histoire de la justice pénale et de la jeunesse ont sollicité la contribution de chercheurs à l'intersection de l'histoire et de la critique littéraire, du documentaire et de la fiction.
Trois grandes familles se sont dégagées. L'enfance violentée par les adultes est décrite comme un trait culturel omniprésent des sociétés de l'océan Indien, les chercheurs invoquant aussi bien le registre humoristique de Tiburce (Titeuf de La Réunion) que l'histoire avec la question des " enfants de la Creuse ". Autre exemple, autres îles avec Osamu Tezuka, le mangaka culte (auteur de Astro Boy) avec la série Ayako relatant le destin d'une jeune fille séquestrée dans la société corsetée du Japon d'après-guerre pour dissimuler un viol incestueux.
C'est enfin l'iconique incarnation du mal, Monsieur Choc, lui-même victime de traumatismes vécus pendant l'enfance, dans l'Angleterre sombre de l'entre-deux-guerres. Vient ensuite la figure du jeune vagabond à l'origine d'immenses succès commerciaux. Jean-Jacques Yvorel dresse un panorama de ce personnage dans l'histoire de la bande dessinée, de Gavroche mis en cases par le célèbre Giffey dans les années 1950 aux MNA d'aujourd'hui.
Mais c'est aussi Don Bosco, ce prête turinois du 19e siècle qui a consacré sa vie aux jeunes délinquants et créé la pédagogie salésienne devenue une référence mondiale dans la prise en charge de la jeunesse en difficulté. Ce sont enfin les figures d'enfants persécutés et pourchassés, que ce soit dans le contexte de la Shoah avec la série Irena, ou la question de l'albinisme, affection génétique considérée en Afrique de l'Ouest comme un handicap : des auteurs gabonais et camerounais saisissent la plume pour dénoncer ces discriminations.
En miroir, et comme pour illustrer cette culture de " l'enfance mise en cases ", un portfolio est consacré à l'extraordinaire production de Norbert Moutier. Révélée par Xavier Girard, la collection de ses ouvres de jeunesse sont un hommage malicieux et transgressif à la culture des comics, dignes de figurer dans un panthéon de l'art brut. Ce foisonnant volume en quadrichromie retrace des pans de l'histoire et des techniques du 9e art, mais dresse aussi l'image kaléidoscopique d'une enfance mise en cases, entre histoire sociale et histoire culturelle.
Enfants battus, abandonnés, discriminés parce que handicapés et pourchassés en temps de guerre, vagabonds du XIX e siècle ou " mineurs non accompagnés " d'aujourd'hui, des banlieues de Turin à La Réunion : la nouvelle livraison de la RHEI s'empare de la figure de l'enfermement et de l'enfance maltraitée dans la bande dessinée à travers l'histoire.
Qu'il s'agisse de mineures ayant commis des écarts à la loi ou aux normes, ou de l'enfance victime de mauvais traitements, l'enfance " irrégulière " peuple notre environnement et nos imaginaires.
Ces enfants mis en cage sont tout à la fois des sujets bien réels de notre actualité (de la guerre aux violences sexuelles) et des personnages de légende, au point que leurs figures forgent une véritable culture. En tant que forme d'expression artistique et populaire, la bande dessinée est ainsi historiquement habitée de cette thématique. Pour en établir le spectre, deux spécialistes de l'histoire de la justice pénale et de la jeunesse ont sollicité la contribution de chercheurs à l'intersection de l'histoire et de la critique littéraire, du documentaire et de la fiction.
Trois grandes familles se sont dégagées. L'enfance violentée par les adultes est décrite comme un trait culturel omniprésent des sociétés de l'océan Indien, les chercheurs invoquant aussi bien le registre humoristique de Tiburce (Titeuf de La Réunion) que l'histoire avec la question des " enfants de la Creuse ". Autre exemple, autres îles avec Osamu Tezuka, le mangaka culte (auteur de Astro Boy) avec la série Ayako relatant le destin d'une jeune fille séquestrée dans la société corsetée du Japon d'après-guerre pour dissimuler un viol incestueux.
C'est enfin l'iconique incarnation du mal, Monsieur Choc, lui-même victime de traumatismes vécus pendant l'enfance, dans l'Angleterre sombre de l'entre-deux-guerres. Vient ensuite la figure du jeune vagabond à l'origine d'immenses succès commerciaux. Jean-Jacques Yvorel dresse un panorama de ce personnage dans l'histoire de la bande dessinée, de Gavroche mis en cases par le célèbre Giffey dans les années 1950 aux MNA d'aujourd'hui.
Mais c'est aussi Don Bosco, ce prête turinois du 19e siècle qui a consacré sa vie aux jeunes délinquants et créé la pédagogie salésienne devenue une référence mondiale dans la prise en charge de la jeunesse en difficulté. Ce sont enfin les figures d'enfants persécutés et pourchassés, que ce soit dans le contexte de la Shoah avec la série Irena, ou la question de l'albinisme, affection génétique considérée en Afrique de l'Ouest comme un handicap : des auteurs gabonais et camerounais saisissent la plume pour dénoncer ces discriminations.
En miroir, et comme pour illustrer cette culture de " l'enfance mise en cases ", un portfolio est consacré à l'extraordinaire production de Norbert Moutier. Révélée par Xavier Girard, la collection de ses ouvres de jeunesse sont un hommage malicieux et transgressif à la culture des comics, dignes de figurer dans un panthéon de l'art brut. Ce foisonnant volume en quadrichromie retrace des pans de l'histoire et des techniques du 9e art, mais dresse aussi l'image kaléidoscopique d'une enfance mise en cases, entre histoire sociale et histoire culturelle.
Ces enfants mis en cage sont tout à la fois des sujets bien réels de notre actualité (de la guerre aux violences sexuelles) et des personnages de légende, au point que leurs figures forgent une véritable culture. En tant que forme d'expression artistique et populaire, la bande dessinée est ainsi historiquement habitée de cette thématique. Pour en établir le spectre, deux spécialistes de l'histoire de la justice pénale et de la jeunesse ont sollicité la contribution de chercheurs à l'intersection de l'histoire et de la critique littéraire, du documentaire et de la fiction.
Trois grandes familles se sont dégagées. L'enfance violentée par les adultes est décrite comme un trait culturel omniprésent des sociétés de l'océan Indien, les chercheurs invoquant aussi bien le registre humoristique de Tiburce (Titeuf de La Réunion) que l'histoire avec la question des " enfants de la Creuse ". Autre exemple, autres îles avec Osamu Tezuka, le mangaka culte (auteur de Astro Boy) avec la série Ayako relatant le destin d'une jeune fille séquestrée dans la société corsetée du Japon d'après-guerre pour dissimuler un viol incestueux.
C'est enfin l'iconique incarnation du mal, Monsieur Choc, lui-même victime de traumatismes vécus pendant l'enfance, dans l'Angleterre sombre de l'entre-deux-guerres. Vient ensuite la figure du jeune vagabond à l'origine d'immenses succès commerciaux. Jean-Jacques Yvorel dresse un panorama de ce personnage dans l'histoire de la bande dessinée, de Gavroche mis en cases par le célèbre Giffey dans les années 1950 aux MNA d'aujourd'hui.
Mais c'est aussi Don Bosco, ce prête turinois du 19e siècle qui a consacré sa vie aux jeunes délinquants et créé la pédagogie salésienne devenue une référence mondiale dans la prise en charge de la jeunesse en difficulté. Ce sont enfin les figures d'enfants persécutés et pourchassés, que ce soit dans le contexte de la Shoah avec la série Irena, ou la question de l'albinisme, affection génétique considérée en Afrique de l'Ouest comme un handicap : des auteurs gabonais et camerounais saisissent la plume pour dénoncer ces discriminations.
En miroir, et comme pour illustrer cette culture de " l'enfance mise en cases ", un portfolio est consacré à l'extraordinaire production de Norbert Moutier. Révélée par Xavier Girard, la collection de ses ouvres de jeunesse sont un hommage malicieux et transgressif à la culture des comics, dignes de figurer dans un panthéon de l'art brut. Ce foisonnant volume en quadrichromie retrace des pans de l'histoire et des techniques du 9e art, mais dresse aussi l'image kaléidoscopique d'une enfance mise en cases, entre histoire sociale et histoire culturelle.



















