Tout m'était familier et pourtant je ne reconnaissais rienou presque. Tellement de choses avaient changé : les pubs, les emballages, les voitures, la mode, les kiosques, lesexpressions courantes, les journaux, les magazines, les chaînes de télévision, les partis politiques, jusqu'à lamonnaie. Et pourtant tout respirait la France. J'étais en France. Le pays où j'étais né et personne neme demandait d'où j'étais originaire parce qu'ici, je n'avais pas d'accent.
Pas d'histoires. Trente ans d'Amérique ou pas, je restais immuablementfrançais. « I am back », ai-je murmuré à voix basse en anglais, sans faire attention, comme ça, bêtement, par habitude...« I am back. Je suis de retour... »
Tout m'était familier et pourtant je ne reconnaissais rienou presque. Tellement de choses avaient changé : les pubs, les emballages, les voitures, la mode, les kiosques, lesexpressions courantes, les journaux, les magazines, les chaînes de télévision, les partis politiques, jusqu'à lamonnaie. Et pourtant tout respirait la France. J'étais en France. Le pays où j'étais né et personne neme demandait d'où j'étais originaire parce qu'ici, je n'avais pas d'accent.
Pas d'histoires. Trente ans d'Amérique ou pas, je restais immuablementfrançais. « I am back », ai-je murmuré à voix basse en anglais, sans faire attention, comme ça, bêtement, par habitude...« I am back. Je suis de retour... »