Prix Augustin Thierry

Ressources inhumaines. Les gardiens de camps de concentration et leurs loisirs

Par : Fabrice d' Almeida

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  • Nombre de pages210
  • FormatePub
  • ISBN978-2-213-66399-9
  • EAN9782213663999
  • Date de parution31/08/2011
  • Copier CollerNon Autorisé
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille472 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurFayard

Résumé

Quelle était la durée du temps de travail d'un gardien de camp de concentration ? Préférait-il jouer aux cartes, pratiquer la boxe ou se délasser en lisant un roman policier ? Sa famille vivait-elle avec lui ? Il n'existe aucune étude systématique des gardiennes et des gardiens. Les sources ne manquent pourtant pas, entre les archives de la SS conservées à Berlin et les nombreux dossiers individuels constitués lors de l'épuration.
Ce livre part des documents de l'administration centrale qui les encadrait. L'ordre SS gérait tous les grands camps de concentration et d'extermination ainsi que des établissements annexes moins connus. L'enquête reconstitue la stratégie de gestion des ressources humaines que Himmler et ses adjoints ont mise en ouvre, non seulement pour permettre aux bourreaux d'accomplir leur office, mais surtout pour éviter qu'ils s'ennuient.
A Auschwitz, les gardiens n'ont pas seulement exterminé des femmes et des enfants, ils ont aussi tué le temps. Les tueurs nazis ont joui de loisirs savamment organisés alors qu'à la même époque les surveillants du Goulag étaient laissés dans une condition à peine supérieure à celle des détenus. En adoptant l'angle de vue des tueurs, le livre ne prétend pas excuser leur crime. Mais ce regard dérangeant dévoile la gouvernance de l'entreprise SS et les choix des leaders nazis dont l'ambition était de donner à leurs auxiliaires une vie agréable, celle d'une élite qui se pensait comme une nouvelle noblesse prédatrice.
Jeux, lectures, cinémas, théâtres, bordel et vie de famille : le temps libre était pensé dans le détail. Tout cela banalisait la nature du « travail ».
Quelle était la durée du temps de travail d'un gardien de camp de concentration ? Préférait-il jouer aux cartes, pratiquer la boxe ou se délasser en lisant un roman policier ? Sa famille vivait-elle avec lui ? Il n'existe aucune étude systématique des gardiennes et des gardiens. Les sources ne manquent pourtant pas, entre les archives de la SS conservées à Berlin et les nombreux dossiers individuels constitués lors de l'épuration.
Ce livre part des documents de l'administration centrale qui les encadrait. L'ordre SS gérait tous les grands camps de concentration et d'extermination ainsi que des établissements annexes moins connus. L'enquête reconstitue la stratégie de gestion des ressources humaines que Himmler et ses adjoints ont mise en ouvre, non seulement pour permettre aux bourreaux d'accomplir leur office, mais surtout pour éviter qu'ils s'ennuient.
A Auschwitz, les gardiens n'ont pas seulement exterminé des femmes et des enfants, ils ont aussi tué le temps. Les tueurs nazis ont joui de loisirs savamment organisés alors qu'à la même époque les surveillants du Goulag étaient laissés dans une condition à peine supérieure à celle des détenus. En adoptant l'angle de vue des tueurs, le livre ne prétend pas excuser leur crime. Mais ce regard dérangeant dévoile la gouvernance de l'entreprise SS et les choix des leaders nazis dont l'ambition était de donner à leurs auxiliaires une vie agréable, celle d'une élite qui se pensait comme une nouvelle noblesse prédatrice.
Jeux, lectures, cinémas, théâtres, bordel et vie de famille : le temps libre était pensé dans le détail. Tout cela banalisait la nature du « travail ».

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
Ressources inhumaines
Que de précautions l'auteur prend en introduction de son ouvrage. J'ai cru qu'il n'en finirai jamais de s'excuser de traiter le sujet. Je trouve pourtant que le thème est fort intéressant et original et permet d'apporter un autre éclairage. Je ne fus pas déçue. L'auteur décortique son sujet de façon précise, preuves à l'appuis. Les conclusions qu'il tire sont limpides et viennent éclairer un aspect du IIIe Reich passé sous silence. Une étude riche d'enseignements, jamais rébarbative, et dont les mises en perspective éclairent les génocides plus récents. Non, vraiment, j'ai apprécié cette lecture jamais noire où il est démontré que même les choses les plus triviales étaient contrôlées par l'administration nazie. L'image que je retiendrai : Celle des tableaux récapitulant le nombres de jeux de carte ou d'instruments de musique commandés par les différents lagers. L'avis de mon homme : Impressionnant ! De voir comment même les bourreaux étaient eux-mêmes déshumanisés pendant leur travail. Car une fois rentrés à la maison, c'étaient de bons pères de famille. Mais le livre tourne un peu en rond, certains épisodes sont répétés plusieurs fois.
Que de précautions l'auteur prend en introduction de son ouvrage. J'ai cru qu'il n'en finirai jamais de s'excuser de traiter le sujet. Je trouve pourtant que le thème est fort intéressant et original et permet d'apporter un autre éclairage. Je ne fus pas déçue. L'auteur décortique son sujet de façon précise, preuves à l'appuis. Les conclusions qu'il tire sont limpides et viennent éclairer un aspect du IIIe Reich passé sous silence. Une étude riche d'enseignements, jamais rébarbative, et dont les mises en perspective éclairent les génocides plus récents. Non, vraiment, j'ai apprécié cette lecture jamais noire où il est démontré que même les choses les plus triviales étaient contrôlées par l'administration nazie. L'image que je retiendrai : Celle des tableaux récapitulant le nombres de jeux de carte ou d'instruments de musique commandés par les différents lagers. L'avis de mon homme : Impressionnant ! De voir comment même les bourreaux étaient eux-mêmes déshumanisés pendant leur travail. Car une fois rentrés à la maison, c'étaient de bons pères de famille. Mais le livre tourne un peu en rond, certains épisodes sont répétés plusieurs fois.