À chaque nouveauté, la même scène se rejoue : l'indignation devance la preuve, l'exception fait la règle, et l'objet paie pour l'usage. De la cassette au deepfake, douze technologies passent au tribunal. Douze accusés. Un seul coupable - et il n'a jamais comparu. Le magnétoscope qui devait tuer Hollywood l'a sauvé. Le chiffrement « des terroristes » garde votre banque. Le darkweb abrite des journalistes ; le bitcoin est la pire des cachettes ; le réseau social ne fait que grossir ce que nous y jetons ; et l'imprimante 3D, accusée de fabriquer des armes, rend surtout des mains à des enfants.
La technologie n'est jamais coupable : elle est réputée coupable. Nous condamnons l'objet pour n'avoir pas à juger la main - et, souvent, à nous regarder. Le prochain objet réputé coupable est déjà en salle d'audience. Attendrez-vous les faits ?
À chaque nouveauté, la même scène se rejoue : l'indignation devance la preuve, l'exception fait la règle, et l'objet paie pour l'usage. De la cassette au deepfake, douze technologies passent au tribunal. Douze accusés. Un seul coupable - et il n'a jamais comparu. Le magnétoscope qui devait tuer Hollywood l'a sauvé. Le chiffrement « des terroristes » garde votre banque. Le darkweb abrite des journalistes ; le bitcoin est la pire des cachettes ; le réseau social ne fait que grossir ce que nous y jetons ; et l'imprimante 3D, accusée de fabriquer des armes, rend surtout des mains à des enfants.
La technologie n'est jamais coupable : elle est réputée coupable. Nous condamnons l'objet pour n'avoir pas à juger la main - et, souvent, à nous regarder. Le prochain objet réputé coupable est déjà en salle d'audience. Attendrez-vous les faits ?