Quand le printemps a mûri l'herbe Qui porte la vie et le pain, Le moissonneur liant la gerbe L'emporte à l'aire du bon grain ;Il ne regarde pas si l'herbe qu'il enlève Verdit encore aux pieds de jeunesse et de sève, Ou si, sous les épis courbés en pavillon, Quelques frêles oiseaux à qui l'ombre était douce Du soleil ou du vent s'abritaient sur la mousse, Dans le nid caché du sillon ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quand le printemps a mûri l'herbe Qui porte la vie et le pain, Le moissonneur liant la gerbe L'emporte à l'aire du bon grain ;Il ne regarde pas si l'herbe qu'il enlève Verdit encore aux pieds de jeunesse et de sève, Ou si, sous les épis courbés en pavillon, Quelques frêles oiseaux à qui l'ombre était douce Du soleil ou du vent s'abritaient sur la mousse, Dans le nid caché du sillon ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.