SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Réalité vécue et art épistolaire (1). Madame de Sévigné et la lettre d'amour
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format PDF est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages424
- FormatPDF
- ISBN2-04-760818-X
- EAN9782047608180
- Date de parution01/01/1970
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille131 Mo
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurBordas (réédition numérique Feni...
Résumé
Tout le monde cite Madame de Sévigné. Mais la lit-on vraiment ? Considère-t-on ses lettres comme un recueil d'anecdotes ou comme une ouvre littéraire d'une exceptionnelle richesse ? On s'est attaché, dans ce livre, à mettre en lumière les qualités d'un écrivain dont le message et la manière restent étonnamment accordés à la sensibilité d'aujourd'hui.
Si on a replacé l'épistolière parmi ses contemporains, c'est pour mieux souligner l'originalité de lettres qui, bien qu'incorrectement publiées près de trente ans après sa mort, suscitaient l'étonnement admiratif ou scandalisé de leurs lecteurs, surpris de tout ce qui les séparait de l'art épistolaire traditionnel.
C'est aussi pour montrer quelles qualités ont pu à la fois la faire apprécier de la société de son temps et la préparer à l'ouvre future, pour établir dans quelles conditions, femme d'esprit qui écrivait bien, elle est devenue, par une brusque mutation, un très grand écrivain. Cette mutation, ce fut le départ de Madame de Grignan pour la Provence qui l'entraîna. Déjà les premiers éditeurs des Lettres, au XVIIIe siècle, affirmaient que la passion maternelle est « le fond du caractère » de Madame de Sévigné et, par suite, la trame de ce que nous appelons son ouvre.
Cet amour, avec ses conflits et ses progrès, est le principe qui unifie et hiérarchise une matière abondante et disparate, le point de vue priviligié d'où l'on doit considérer les lettres pour se placer dans une juste perspective avant d'en envisager les autres aspects. Quoiqu'il ne s'agisse pas d'un amour scandaleux, les lettres à Madame de Grignan méritent à ce titre, mieux encore que les Portugaises, d'être considérées comme le chef-d'ouvre des lettres d'amour.
Les lettres de Madame de Sévigné à ses amis témoignent de l'art qu'elle savait déployer pour leur plaire. Celles à sa fille n'avaient d'autre but que de maintenir, malgré l'absence, le dialogue dont avait besoin une mère inquiète, plus soucieuse des lettres qu'elle attendait de sa correspondante que de celles qu'elle lui écrivait au courant de la plume, en prise directe sur le langage et sur les choses, et en cela nos contemporaines.
C'est aussi pour montrer quelles qualités ont pu à la fois la faire apprécier de la société de son temps et la préparer à l'ouvre future, pour établir dans quelles conditions, femme d'esprit qui écrivait bien, elle est devenue, par une brusque mutation, un très grand écrivain. Cette mutation, ce fut le départ de Madame de Grignan pour la Provence qui l'entraîna. Déjà les premiers éditeurs des Lettres, au XVIIIe siècle, affirmaient que la passion maternelle est « le fond du caractère » de Madame de Sévigné et, par suite, la trame de ce que nous appelons son ouvre.
Cet amour, avec ses conflits et ses progrès, est le principe qui unifie et hiérarchise une matière abondante et disparate, le point de vue priviligié d'où l'on doit considérer les lettres pour se placer dans une juste perspective avant d'en envisager les autres aspects. Quoiqu'il ne s'agisse pas d'un amour scandaleux, les lettres à Madame de Grignan méritent à ce titre, mieux encore que les Portugaises, d'être considérées comme le chef-d'ouvre des lettres d'amour.
Les lettres de Madame de Sévigné à ses amis témoignent de l'art qu'elle savait déployer pour leur plaire. Celles à sa fille n'avaient d'autre but que de maintenir, malgré l'absence, le dialogue dont avait besoin une mère inquiète, plus soucieuse des lettres qu'elle attendait de sa correspondante que de celles qu'elle lui écrivait au courant de la plume, en prise directe sur le langage et sur les choses, et en cela nos contemporaines.














