Qu'appelle-t-on destruction ?. Heidegger, Derrida

Par : Gil Anidjar
Offrir maintenant
Ou planifier dans votre panier
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
  • Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
  • Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
  • Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
Logo Vivlio, qui est-ce ?

Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement

Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
C'est si simple ! Lisez votre ebook avec l'app Vivlio sur votre tablette, mobile ou ordinateur :
Google PlayApp Store
  • Nombre de pages128
  • FormatePub
  • ISBN978-2-7606-3801-3
  • EAN9782760638013
  • Date de parution18/09/2017
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille686 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurPresses de l'Université de Montr...

Résumé

Entre justification et explication, entre dire et faire, la destruction. Est-ce une chose ou un événement ? Un geste, une ouvre ou une opération ? Un thème ou un titre ? Est-ce même bien un mot ? Qu'appelle-t-on, ce sera là ma question, destruction ? Avec Heidegger, Derrida en appelle à la destruction. Oui, à la destruction. L'a-t-on entendu ? Comme Heidegger (et c'est aussi ce « comme » qu'il s'agira d'examiner ici), Derrida nomme et renomme la destruction.
Il lui donne le temps et le nom, une renommée. Il la surnomme - déconstruction, par exemple, ou, plus tard, « mal d'archive ». Comme Heidegger, Derrida travaille, traduit et retraduit la destruction, faisant parfois comme si tous ses mots, tous les mots et les phrases qu'il propose et déploie sur et à propos de la destruction, entretenaient des rapports sans rapport, rapports déjà trop clairs, ou encore bien obscurs. Qu'appelle-t-on destruction ? Après Heidegger, Derrida s'y est attardé, lui qui parlait, encore et encore, de destination et de destruction, lui qui nous a rappelé si souvent à la destruction qui arrive, partout où elle arrive.
Posons que c'était l'un de ses combats, l'une de ses longues guerres (avec luimême, d'abord, et avec la destruction). Sera-ce finalement la nôtre ? Est-il aujourd'hui temps de penser - après Heidegger, avec Derrida -, temps de combattre aussi peut-être, au moins d'écouter, la destruction qui vient ? Est-il encore temps de témoigner de la destruction qui croît ?
Entre justification et explication, entre dire et faire, la destruction. Est-ce une chose ou un événement ? Un geste, une ouvre ou une opération ? Un thème ou un titre ? Est-ce même bien un mot ? Qu'appelle-t-on, ce sera là ma question, destruction ? Avec Heidegger, Derrida en appelle à la destruction. Oui, à la destruction. L'a-t-on entendu ? Comme Heidegger (et c'est aussi ce « comme » qu'il s'agira d'examiner ici), Derrida nomme et renomme la destruction.
Il lui donne le temps et le nom, une renommée. Il la surnomme - déconstruction, par exemple, ou, plus tard, « mal d'archive ». Comme Heidegger, Derrida travaille, traduit et retraduit la destruction, faisant parfois comme si tous ses mots, tous les mots et les phrases qu'il propose et déploie sur et à propos de la destruction, entretenaient des rapports sans rapport, rapports déjà trop clairs, ou encore bien obscurs. Qu'appelle-t-on destruction ? Après Heidegger, Derrida s'y est attardé, lui qui parlait, encore et encore, de destination et de destruction, lui qui nous a rappelé si souvent à la destruction qui arrive, partout où elle arrive.
Posons que c'était l'un de ses combats, l'une de ses longues guerres (avec luimême, d'abord, et avec la destruction). Sera-ce finalement la nôtre ? Est-il aujourd'hui temps de penser - après Heidegger, avec Derrida -, temps de combattre aussi peut-être, au moins d'écouter, la destruction qui vient ? Est-il encore temps de témoigner de la destruction qui croît ?