Né en 1965, en Belgique (Flandre), Erwin Mortier est écrivain, journaliste et historien d'art. Il est l'auteur de Marcel (Fayard, 2003, prix de traduction Amédée Pichot 2003), Ma deuxième peau (Fayard, 2004), Temps de pose (Fayard, 2005) et Les Dix Doigts des jours (Fayard, 2007), tous traduits du néerlandais par Marie Hooghe.photo :© Lieve Blancquaert
Prix du Meilleur livre étranger essai
Psaumes balbutiés. Livre d'heures de ma mère
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- Nombre de pages192
- FormatePub
- ISBN978-2-213-67424-7
- EAN9782213674247
- Date de parution10/04/2013
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille404 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFayard
- TraducteurMarie Hooghe
Résumé
Récit traduit du néerlandais par : Marie HoogheEn une succession de fragments, somptueux et simplissimes à la fois, Erwin Mortier décrit le processus de dégénérescence de sa mère (atteinte de la maladie d'Alzheimer) et son impact sur elle-même, sur lui et sur le reste de la famille. Mais il s'agit surtout d'elle et de lui, de la douleur de voir un être tant aimé perdre lentement son âme ("Ma mère, une maison qui s'écroule lentement").
Pour celle qui était douée d'une grande sensibilité musicale, l'écrivain compose des psaumes "balbutiés", dont le rythme s'adapte parfaitement aux ravages causés par la maladie : l'émiettement, l'effritement, le morcellement de l'existence de sa mère et de presque toutes les certitudes qui l'entourent. Ce texte très poétique est aussi un livre sur la langue (tandis que la maladie effeuille la langue de sa mère pour en faire du charabia où ne subsiste finalement que le silence, l'écrivain invente de nouveaux mots pour décrire cet état : "Elle se déparle et se délangue et se désouvient."), sur l'écriture et le métier d'écrivain.
C'est aussi un travail de mémoire, de deuil avant la lettre, un adieu vibrant à la mère.
Pour celle qui était douée d'une grande sensibilité musicale, l'écrivain compose des psaumes "balbutiés", dont le rythme s'adapte parfaitement aux ravages causés par la maladie : l'émiettement, l'effritement, le morcellement de l'existence de sa mère et de presque toutes les certitudes qui l'entourent. Ce texte très poétique est aussi un livre sur la langue (tandis que la maladie effeuille la langue de sa mère pour en faire du charabia où ne subsiste finalement que le silence, l'écrivain invente de nouveaux mots pour décrire cet état : "Elle se déparle et se délangue et se désouvient."), sur l'écriture et le métier d'écrivain.
C'est aussi un travail de mémoire, de deuil avant la lettre, un adieu vibrant à la mère.











