Psaumes 131TM et 130LXX. La valeur d'une image : l'âme "enfant sevré"
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- Nombre de pages353
- FormatePub
- ISBN978-2-204-13660-0
- EAN9782204136600
- Date de parution06/02/2020
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille12 Mo
- ÉditeurLes éditions du Cerf
Résumé
Le Ps 131TM ne comporte que trois versets, dont le second énonce, à deux reprises, la comparaison, unique, de l'âme avec un enfant sevré. Si cette comparaison met en relief la qualité de paix, elle évoque, dans la version de la Septante (Ps 130LXX), une agitation incontrôlée, et représente un châtiment. Nous postulons qu'il n'y a pas contradiction entre 131TM et 130LXX, mais révélation des deux aspects complémentaires d'une vérité insaisissable autrement : la nécessité de la prise en charge, par chaque vivant, de la part invisible de lui même, son âme.
L'enfant sevré rend perceptible les deux aspects de ce phénomène à partir de la chair. Nous découvrirons la vérité diffuse de cette image dans les textes bibliques et évangéliques, Jésus lui-même rendant visible l'âme, immatérielle, par l'opposition des figures corporelles de Lazare et du mauvais riche, morts (Lc 16, 19-25). Ainsi la comparaison du poète hébreu a fécondé l'imaginaire du poète juif hellénophone ; les liens fondés sur la famille en révèlent les ramifications bibliques, et l'irradient du monde des vivants à celui des morts ; l'art figuratif chrétien en développe l'ambivalence de manière incomparable, en proclamant que la filiation enracine le salut dans l'humilité de l'incarnation.
L'enfant sevré rend perceptible les deux aspects de ce phénomène à partir de la chair. Nous découvrirons la vérité diffuse de cette image dans les textes bibliques et évangéliques, Jésus lui-même rendant visible l'âme, immatérielle, par l'opposition des figures corporelles de Lazare et du mauvais riche, morts (Lc 16, 19-25). Ainsi la comparaison du poète hébreu a fécondé l'imaginaire du poète juif hellénophone ; les liens fondés sur la famille en révèlent les ramifications bibliques, et l'irradient du monde des vivants à celui des morts ; l'art figuratif chrétien en développe l'ambivalence de manière incomparable, en proclamant que la filiation enracine le salut dans l'humilité de l'incarnation.







