Dans Pour chaque perle offerte, Maya Cousineau Mollen tisse un recueil de résistance et de réparation. Ouvert par une dédicace aux enfants et aux femmes autochtones disparu·e·s, le livre déploie d'abord un « regard décolonial » : poèmes-front qui dénoncent l'effacement, les lois, l'écocide et la réconciliation de façade, portés par des images-totems (arbre, robe rouge, tambour). Puis « Marche avec moi » déplace la lutte vers l'intime : Paris, l'exil, le désir, la fatigue et la création (Théâtre du Soleil), jusqu'au noud maternel et à la transmission.
Les perles/wampum deviennent la forme même du texte : des fragments offerts pour guérir, tenir. Et continuer de lutter.
Innu d'Ekuanitshit (Québec), Maya Cousineau Mollen écrit depuis ses 14 ans. Bréviaire du matricule 082 (2019, préface d'Ariane Mnouchkine) est suivi d'Enfants du lichen (préface d'Hélène Cixous), lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général. Sa poésie, à la fois chant et charge, noue territoire, mémoire et féminité à une colère lucide et à la quête de guérison.
Militante, elle est conseillère principale aux relations avec les Premiers Peuples à l'Université de Montréal.
Dans Pour chaque perle offerte, Maya Cousineau Mollen tisse un recueil de résistance et de réparation. Ouvert par une dédicace aux enfants et aux femmes autochtones disparu·e·s, le livre déploie d'abord un « regard décolonial » : poèmes-front qui dénoncent l'effacement, les lois, l'écocide et la réconciliation de façade, portés par des images-totems (arbre, robe rouge, tambour). Puis « Marche avec moi » déplace la lutte vers l'intime : Paris, l'exil, le désir, la fatigue et la création (Théâtre du Soleil), jusqu'au noud maternel et à la transmission.
Les perles/wampum deviennent la forme même du texte : des fragments offerts pour guérir, tenir. Et continuer de lutter.
Innu d'Ekuanitshit (Québec), Maya Cousineau Mollen écrit depuis ses 14 ans. Bréviaire du matricule 082 (2019, préface d'Ariane Mnouchkine) est suivi d'Enfants du lichen (préface d'Hélène Cixous), lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général. Sa poésie, à la fois chant et charge, noue territoire, mémoire et féminité à une colère lucide et à la quête de guérison.
Militante, elle est conseillère principale aux relations avec les Premiers Peuples à l'Université de Montréal.