Pierre Goldin est né à Montbard-Côte d'Or le 4 juin 1944, d'un père résistant, assassiné par les nazis, et d'une mère d'origine italienne dont il a pris le nom pour signer ses ?uvres. Ancien professeur de lettres en retraite, il partage sa vie avec son épouse, entre la France et la Grèce dont il s'est profondément épris.
Petit traité du déplaisir ou des dimensions de l'absence
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- Nombre de pages104
- FormatPDF
- ISBN978-2-14-017939-6
- EAN9782140179396
- Date de parution17/05/2021
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille581 Ko
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Printemps 2020. Confinement, enfermement, c'est-à-dire rupture avec une certaine habitude du monde, éloignement, impossibilité d'aller, exil temporaire... Outre l'aspect purement juridique de ce retrait du droit qui n'est pas mon propos, reste le sentiment de profonde injustice, même si ces dispositions peuvent se justifier par des raisons évidentes de santé publique. Je me suis attaché cependant à l'aspect moral de cette privation de liberté.
Et c'est ce sentiment d'arbitraire, cette rage que j'ai traités dans ce recueil ; je n'ai pas choisi, c'est tout naturellement que la douleur de l'exil a fait irruption dans ces pages parfois un tant soit peu coléreuses. Mais aussi, comment accuser le hasard, cette part d'impondérable que les Grecs appelaient le Destin ? Alors à qui dois-je cet exil ? Je dis « exil », car j'ai été tenu éloigné du pays merveilleux où j'ai tant d'amis et de souvenirs, où je connais ce sentiment de plénitude que donnent cette sensation profonde de liberté, cette promiscuité heureuse du c?ur, l'aisance et la légèreté du geste, et même une certaine désinvolture à l'égard de l'Autorité.
Cette « injustice » étant insupportable, je lui ai donné une forme acceptable que je dédie à la Grèce.
Et c'est ce sentiment d'arbitraire, cette rage que j'ai traités dans ce recueil ; je n'ai pas choisi, c'est tout naturellement que la douleur de l'exil a fait irruption dans ces pages parfois un tant soit peu coléreuses. Mais aussi, comment accuser le hasard, cette part d'impondérable que les Grecs appelaient le Destin ? Alors à qui dois-je cet exil ? Je dis « exil », car j'ai été tenu éloigné du pays merveilleux où j'ai tant d'amis et de souvenirs, où je connais ce sentiment de plénitude que donnent cette sensation profonde de liberté, cette promiscuité heureuse du c?ur, l'aisance et la légèreté du geste, et même une certaine désinvolture à l'égard de l'Autorité.
Cette « injustice » étant insupportable, je lui ai donné une forme acceptable que je dédie à la Grèce.




















