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Organisations paysannes et construction des pouvoirs dans le Cameroun forestier. Roman
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- Nombre de pages232
- FormatePub
- ISBN2-37015-629-5
- EAN9782370156297
- Date de parution09/07/1905
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurNouvelles Éditions Numériques
Résumé
Depuis un quart de siècle, le contexte de désengagement de l'État prévaut dans la zone forestière comme dans le reste du pays. Cette situation a créé des espaces de liberté qui ont notamment stimulé l'émergence d'organisations paysannes baptisées « Groupes d'initiatives Communes » (GIC). Dans quelle mesure la crise économique a-t- elle eu pour effet de projeter sur le devant de la scène un nouveau type de paysan livré à lui- même et aux acteurs économiques privés; et que peut-on espérer d'un mode d'organisation qui, parce que situé à mi-chemin entre l'interventionnisme étatique et le repli villageois, valoriserait la participation paysanne ? Face au désengagement de l'État, les paysans ont réagi en créant des GIC sous l'impulsion des pouvoirs publics.
Près de dix mille de ces organisations sont nées entre 1993 et 2003 dans la Province du Centre. Si elles ne peuvent se substituer à l'État - en particulier au niveau de la maintenance des routes, de l'offre des soins de santé et de la gestion des écoles - leur fonctionnement montre que les paysans peuvent se gouverner eux-mêmes : gérer leurs récoltes, générer des bénéfices monétaires appréciables, etc...
Preuve s'il en est que le vrai développement est celui que l'on invente, celui qui est local parce que pris en charge par la communauté elle-même.
Près de dix mille de ces organisations sont nées entre 1993 et 2003 dans la Province du Centre. Si elles ne peuvent se substituer à l'État - en particulier au niveau de la maintenance des routes, de l'offre des soins de santé et de la gestion des écoles - leur fonctionnement montre que les paysans peuvent se gouverner eux-mêmes : gérer leurs récoltes, générer des bénéfices monétaires appréciables, etc...
Preuve s'il en est que le vrai développement est celui que l'on invente, celui qui est local parce que pris en charge par la communauté elle-même.







