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- Nombre de pages224
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-8249-0221-0
- EAN9782824902210
- Date de parution21/10/2014
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurRépublique des Lettres
Résumé
Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Ambrose Bierce. L'auteur du "Dictionnaire du diable" est désormais reconnu comme le créateur de la "short story" d'horreur, et à ce titre comme l'initiateur d'un courant majeur de la littérature américaine contemporaine, de Richard Matheson à Anne Rice en passant bien entendu par Stephen King. Si Bierce a avec Edgar Poe le même goût du morbide, la même délectation pour la mort, violente, cruelle, il s'inspire pour sa part de la réalité la plus prosaïque - ici la Guerre de Sécession - qu'il décrit avec une minutie et une précision quasi photographiques.
"Morts violentes" en est une bonne illustration. Là, pas de fantastique au sens littéraire du terme mais une exploration clinique de la réalité la plus crue, d'où nait le surnaturel et, chez le lecteur, le sentiment de l'horreur. Aussi, c'est à de véritables variations sur les métamorphoses du corps mort ou agonisant que se livre Bierce, de la vision d'un pendu sur un pont ("Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek"), à celles du face-à-face pendant toute une nuit d'un soldat et d'un cadavre ("Une rude bagarre"), d'un espion apprenant qu'il va être exécuté sur-le-champ, de porcs en train de dévorer des cadavres ("Le coup de grâce"), ou encore d'une foule indistincte de blessés progressant à genoux comme des animaux et dont l'un des représentants, la mâchoire arrachée, menace bestialement du poing un enfant terrifié ("Chickamauga").
Dans "Morts violentes" la peur s'insinue partout.
"Morts violentes" en est une bonne illustration. Là, pas de fantastique au sens littéraire du terme mais une exploration clinique de la réalité la plus crue, d'où nait le surnaturel et, chez le lecteur, le sentiment de l'horreur. Aussi, c'est à de véritables variations sur les métamorphoses du corps mort ou agonisant que se livre Bierce, de la vision d'un pendu sur un pont ("Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek"), à celles du face-à-face pendant toute une nuit d'un soldat et d'un cadavre ("Une rude bagarre"), d'un espion apprenant qu'il va être exécuté sur-le-champ, de porcs en train de dévorer des cadavres ("Le coup de grâce"), ou encore d'une foule indistincte de blessés progressant à genoux comme des animaux et dont l'un des représentants, la mâchoire arrachée, menace bestialement du poing un enfant terrifié ("Chickamauga").
Dans "Morts violentes" la peur s'insinue partout.





















