Morale et pensée de Nietzsche
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- FormatMulti-format
- ISBN978-2-38469-075-6
- EAN9782384690756
- Date de parution25/04/2022
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-format incluant ePub avec ...
- ÉditeurEditions Homme et Litterature
Résumé
Le signe de toute civilisation, d'après Nietzsche, ce sont les mours. Dans le vaste et confus concert d'éléments que l'on a coutume de désigner sous ce mot de civilisation, elles donnent la note humaine. Elles disent ce qui est advenu de l'homme lui-même dans les conditions d'existence que lui font, à un moment et en un lieu donnés, les accidents de l'histoire, l'état des sciences, de l'industrie, des relations de commerce, etc.
C'est concevoir bien superficiellement une civilisation que de la croire définie par ses particularités visibles et tangibles ; et c'est aussi s'en tenir à un critère bien grossier de sa valeur. Qu'a-t-elle fait de l'homme ? Quelle variété, quelle nouvelle beauté ou déformation du type humain nous donne-t-elle à comprendre et à apprécier ? Voilà la seule question qui intéresse quand on joint à une certaine hauteur de point de vue une certaine délicatesse du goût : le résidu psychologique d'une civilisation.
Pour Nietzsche, une civilisation est, avant tout, une culture, une culture d'hommes. Comment donc naît et se développe cette fleur de toute vraie civilisation : des mours ? L'homme est fait d'une multiplicité de tendances, d'affections, d'impulsions, de mobiles, puissances discordantes qui le déchireraient bien vite et le feraient périr de son propre désordre, s'il ne se les représentait nettement dans des rapports de subordination et de dépendance qui assignent à chacune d'elles son rang, sa dignité, sa valeur.
Il faut qu'il se soit assez discipliné, rendu assez maître de lui-même pour être assuré que l'aveugle mouvement de ses sensibilités et de ses instincts ne viendra pas, à tout instant, briser la ferme ligne d'une tenue dont la vue du barbare, de l'inéduqué, suffirait à lui faire connaître le haut prix. L'homme moral, c'est donc l'homme discipliné, châtié, maître de soi.
C'est concevoir bien superficiellement une civilisation que de la croire définie par ses particularités visibles et tangibles ; et c'est aussi s'en tenir à un critère bien grossier de sa valeur. Qu'a-t-elle fait de l'homme ? Quelle variété, quelle nouvelle beauté ou déformation du type humain nous donne-t-elle à comprendre et à apprécier ? Voilà la seule question qui intéresse quand on joint à une certaine hauteur de point de vue une certaine délicatesse du goût : le résidu psychologique d'une civilisation.
Pour Nietzsche, une civilisation est, avant tout, une culture, une culture d'hommes. Comment donc naît et se développe cette fleur de toute vraie civilisation : des mours ? L'homme est fait d'une multiplicité de tendances, d'affections, d'impulsions, de mobiles, puissances discordantes qui le déchireraient bien vite et le feraient périr de son propre désordre, s'il ne se les représentait nettement dans des rapports de subordination et de dépendance qui assignent à chacune d'elles son rang, sa dignité, sa valeur.
Il faut qu'il se soit assez discipliné, rendu assez maître de lui-même pour être assuré que l'aveugle mouvement de ses sensibilités et de ses instincts ne viendra pas, à tout instant, briser la ferme ligne d'une tenue dont la vue du barbare, de l'inéduqué, suffirait à lui faire connaître le haut prix. L'homme moral, c'est donc l'homme discipliné, châtié, maître de soi.
Le signe de toute civilisation, d'après Nietzsche, ce sont les mours. Dans le vaste et confus concert d'éléments que l'on a coutume de désigner sous ce mot de civilisation, elles donnent la note humaine. Elles disent ce qui est advenu de l'homme lui-même dans les conditions d'existence que lui font, à un moment et en un lieu donnés, les accidents de l'histoire, l'état des sciences, de l'industrie, des relations de commerce, etc.
C'est concevoir bien superficiellement une civilisation que de la croire définie par ses particularités visibles et tangibles ; et c'est aussi s'en tenir à un critère bien grossier de sa valeur. Qu'a-t-elle fait de l'homme ? Quelle variété, quelle nouvelle beauté ou déformation du type humain nous donne-t-elle à comprendre et à apprécier ? Voilà la seule question qui intéresse quand on joint à une certaine hauteur de point de vue une certaine délicatesse du goût : le résidu psychologique d'une civilisation.
Pour Nietzsche, une civilisation est, avant tout, une culture, une culture d'hommes. Comment donc naît et se développe cette fleur de toute vraie civilisation : des mours ? L'homme est fait d'une multiplicité de tendances, d'affections, d'impulsions, de mobiles, puissances discordantes qui le déchireraient bien vite et le feraient périr de son propre désordre, s'il ne se les représentait nettement dans des rapports de subordination et de dépendance qui assignent à chacune d'elles son rang, sa dignité, sa valeur.
Il faut qu'il se soit assez discipliné, rendu assez maître de lui-même pour être assuré que l'aveugle mouvement de ses sensibilités et de ses instincts ne viendra pas, à tout instant, briser la ferme ligne d'une tenue dont la vue du barbare, de l'inéduqué, suffirait à lui faire connaître le haut prix. L'homme moral, c'est donc l'homme discipliné, châtié, maître de soi.
C'est concevoir bien superficiellement une civilisation que de la croire définie par ses particularités visibles et tangibles ; et c'est aussi s'en tenir à un critère bien grossier de sa valeur. Qu'a-t-elle fait de l'homme ? Quelle variété, quelle nouvelle beauté ou déformation du type humain nous donne-t-elle à comprendre et à apprécier ? Voilà la seule question qui intéresse quand on joint à une certaine hauteur de point de vue une certaine délicatesse du goût : le résidu psychologique d'une civilisation.
Pour Nietzsche, une civilisation est, avant tout, une culture, une culture d'hommes. Comment donc naît et se développe cette fleur de toute vraie civilisation : des mours ? L'homme est fait d'une multiplicité de tendances, d'affections, d'impulsions, de mobiles, puissances discordantes qui le déchireraient bien vite et le feraient périr de son propre désordre, s'il ne se les représentait nettement dans des rapports de subordination et de dépendance qui assignent à chacune d'elles son rang, sa dignité, sa valeur.
Il faut qu'il se soit assez discipliné, rendu assez maître de lui-même pour être assuré que l'aveugle mouvement de ses sensibilités et de ses instincts ne viendra pas, à tout instant, briser la ferme ligne d'une tenue dont la vue du barbare, de l'inéduqué, suffirait à lui faire connaître le haut prix. L'homme moral, c'est donc l'homme discipliné, châtié, maître de soi.



















