Nouveauté

MISONOÏA. la haine de nous

Par : Eydris
Offrir maintenant
Ou planifier dans votre panier
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
  • Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
  • Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
  • Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
Logo Vivlio, qui est-ce ?

Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement

Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
C'est si simple ! Lisez votre ebook avec l'app Vivlio sur votre tablette, mobile ou ordinateur :
Google PlayApp Store
  • Nombre de pages258
  • FormatePub
  • ISBN978-2-322-75525-7
  • EAN9782322755257
  • Date de parution13/07/2026
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille312 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurBooks on Demand

Résumé

La conscience n'est pas notre couronne elle est notre blessure la plus ancienne. Misonoïa nomme ce que l'on savait sans pouvoir le dire : non la haine des autres, non le vide confortable du nihilisme, mais quelque chose de plus intime et de plus impardonnable la détestation du nous lui-même, de ce surcroît de lucidité dont personne n'a demandé le fardeau. Du grec misos (haine) + nous (esprit / intelligence) : la haine de la conscience.
Si le mot a manqué si longtemps, ce n'est pas un oubli : la langue ne forge pas volontiers le couteau qui l'égorge. Zapffe a vu dans l'homme un animal trop conscient pour son propre équilibre. Mainländer a osé l'hypothèse d'un univers qui descend. Cioran a interdit à la noirceur de se prendre en majesté. Ce livre les traverse sans les révérer, puis affronte les trois plus hauts avocats que la conscience se soit jamais donnés Spinoza, Leibniz, Hegel avant de descendre dans notre présent : l'archive qui a tué l'oubli, le flux qui a tué l'ennui, les miroirs qui ont pris la place des visages. Il existe une question qu'on ne pose pas deux fois à une table d'amis : la vie vaut-elle d'être vécue ? Ce livre est ce qui arrive quand on refuse de changer de sujet. Ni consolation ni posture.
Aucun remède, aucun programme : une exactitude tenue jusqu'à son propre tranchant et, au bout, les seuls gestes qui restent quand on a cessé de mentir. Pour ceux qui ont cessé de se féliciter d'être éveillés.