Malika Mokeddem est née dans le désert algérien et vit à Montpellier. Elle a déjà publié Le siècle des sauterelles (1992), et, chez Grasset, L'Interdite (1993), Des Rêves et des assassins (1995), Les Hommes qui marchent (1997), La nuit de la lézarde (1998), La Transe des insoumis (2003), Mes Hommes (2005), et Je dois tout à ton oubli (2008).
Mes hommes
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub protégé est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
- Non compatible avec un achat hors France métropolitaine
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages306
- FormatePub
- ISBN2-246-68649-0
- EAN9782246686491
- Date de parution11/05/2005
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille723 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurGrasset
Résumé
« Je suis restée vingt-quatre ans sans voir mon père. Il refusait de me recevoir avec mon époux français. Un mécréant. La transe des insoumis se referme sur nos retrouvailles. Mon père ignore tout de ma vie intime depuis l'adolescence. Il ne connaît même pas les prénoms des hommes que j'ai aimés. Il ne veut surtout pas savoir. Jamais. Car tous les mots qui s'appliquent à ma vie de femme libre relèvent de la honte, du péché, de la luxure.
C'est ce silence exorbitant sur ma vie qui est à l'origine de ce texte.
J'ai quitté mon père pour apprendre à aimer les hommes. Ce continent encore hostile car inconnu. Et je lui dois aussi de savoir me séparer d'eux. Même quand je les ai dans la peau. J'ai grandi au milieu des garçons. J'ai été seule fille de ma classe de la cinquième à la terminale au lycée. J'ai été la seule pionne dans l'internat parmi des hommes... Je me suis faite avec eux et contre eux dans toutes les acceptions des termes.
Ils incarnent tout ce qu'il m'a fallu conquérir, apprendre par coeur pour accéder à la liberté. Je n'ai pas cherché mon père en d'autres hommes. Je les ai aimés, admirés, différents pour le garder dans l'absence. Et je tiens à le coucher de son vivant, parmi eux, dans un livre. Car ma vie est ma première oeuvre. Et l'écriture son souffle sans cesse délivré. » M. M
J'ai quitté mon père pour apprendre à aimer les hommes. Ce continent encore hostile car inconnu. Et je lui dois aussi de savoir me séparer d'eux. Même quand je les ai dans la peau. J'ai grandi au milieu des garçons. J'ai été seule fille de ma classe de la cinquième à la terminale au lycée. J'ai été la seule pionne dans l'internat parmi des hommes... Je me suis faite avec eux et contre eux dans toutes les acceptions des termes.
Ils incarnent tout ce qu'il m'a fallu conquérir, apprendre par coeur pour accéder à la liberté. Je n'ai pas cherché mon père en d'autres hommes. Je les ai aimés, admirés, différents pour le garder dans l'absence. Et je tiens à le coucher de son vivant, parmi eux, dans un livre. Car ma vie est ma première oeuvre. Et l'écriture son souffle sans cesse délivré. » M. M


















