Mémoires affrontées. Protestants et catholiques face à la Révolution dans les montagnes du Languedoc

Par : Valérie Sottocasa

Formats :

Offrir maintenant
Ou planifier dans votre panier
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
  • Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
Logo Vivlio, qui est-ce ?

Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement

Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
C'est si simple ! Lisez votre ebook avec l'app Vivlio sur votre tablette, mobile ou ordinateur :
Google PlayApp Store
  • Nombre de pages420
  • FormatMulti-format
  • ISBN978-2-7535-2335-7
  • EAN9782753523357
  • Date de parution09/07/2015
  • Protection num.NC
  • Infos supplémentairesMulti-format incluant PDF avec W...
  • ÉditeurPresses universitaires de Rennes
  • PréfacierMichel Vovelle

Résumé

Les historiens de la Révolution française ont travaillé de longue date sur le refus qui s'est exprimé à travers la guerre de Vendée et la chouannerie. La contre-révolution y est indissolublement politique et religieuse et elle a marqué les mémoires jusqu'à nos jours, comme Jean-Clément Martin l'a montré. Mais il y a un autre modèle, à l'autre bout de la France, de refus de la Révolution : un refus strictement et doublement religieux.
C'est là la grande originalité, et l'objet de ce livre. Sur la bordure sud-orientale du Massif Central, en Ardèche, Lozère, Gard, Hérault, Tarn, les paysanneries catholiques ont massivement rejeté la constitution civile du clergé et protégé leurs prêtres, au prix de la dissidence ou de la rébellion ouverte. Elles ont également réagi à ce qu'elles percevaient comme le retour du péril protestant, les Cévennes huguenotes étant situées à leurs portes.
La mémoire, ici, est celle que les hommes de 1795 gardaient des guerres de religion et de Rohan (1620) ou de la révolte des Camisards en 1702 : guerre civile, guerre de mémoires sur une frontière religieuse chauffée à blanc depuis des siècles. Les querelles politiques y ont épousé les vieilles haines confessionnelles. C'est l'apport de ce livre que de révéler une autre forme d'opposition et de révolte dans la France de la Révolution : à la fois proche et aux antipodes du modèle « classique » de la France de l'Ouest.
Il faudra désormais prendre en compte ce refus antirévolutionnaire et antiprotestant, « archaïque » (il remonte au XVIe siècle) et « moderne » (les élites traditionnelles ne jouent aucun rôle dans le surgissement d'une haine et d'un choix politique authentiquement populaires). Bien évidemment, la problématique exposée dans le livre est au cour de la question d'histoire moderne aux concours du CAPES et de l'agrégation, qui porte sur les liens entre la révolte et la Révolution.
Elle peut permettre de bâtir des typologies de refus, des politisations, des liens entre politique et religion.
Les historiens de la Révolution française ont travaillé de longue date sur le refus qui s'est exprimé à travers la guerre de Vendée et la chouannerie. La contre-révolution y est indissolublement politique et religieuse et elle a marqué les mémoires jusqu'à nos jours, comme Jean-Clément Martin l'a montré. Mais il y a un autre modèle, à l'autre bout de la France, de refus de la Révolution : un refus strictement et doublement religieux.
C'est là la grande originalité, et l'objet de ce livre. Sur la bordure sud-orientale du Massif Central, en Ardèche, Lozère, Gard, Hérault, Tarn, les paysanneries catholiques ont massivement rejeté la constitution civile du clergé et protégé leurs prêtres, au prix de la dissidence ou de la rébellion ouverte. Elles ont également réagi à ce qu'elles percevaient comme le retour du péril protestant, les Cévennes huguenotes étant situées à leurs portes.
La mémoire, ici, est celle que les hommes de 1795 gardaient des guerres de religion et de Rohan (1620) ou de la révolte des Camisards en 1702 : guerre civile, guerre de mémoires sur une frontière religieuse chauffée à blanc depuis des siècles. Les querelles politiques y ont épousé les vieilles haines confessionnelles. C'est l'apport de ce livre que de révéler une autre forme d'opposition et de révolte dans la France de la Révolution : à la fois proche et aux antipodes du modèle « classique » de la France de l'Ouest.
Il faudra désormais prendre en compte ce refus antirévolutionnaire et antiprotestant, « archaïque » (il remonte au XVIe siècle) et « moderne » (les élites traditionnelles ne jouent aucun rôle dans le surgissement d'une haine et d'un choix politique authentiquement populaires). Bien évidemment, la problématique exposée dans le livre est au cour de la question d'histoire moderne aux concours du CAPES et de l'agrégation, qui porte sur les liens entre la révolte et la Révolution.
Elle peut permettre de bâtir des typologies de refus, des politisations, des liens entre politique et religion.