Marseille la violente. Criminalité, industrialisation et société (1851-1914)
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony

Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages368
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7535-6691-0
- EAN9782753566910
- Date de parution28/11/2019
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-format incluant PDF avec W...
- ÉditeurPresses universitaires de Rennes
Résumé
« Il monta jusqu'au premier étage et trouva la dame Chalvet assassinée dans son lit. Elle avait sur la bouche un mouchoir roulé en épais bâillon noué derrière la tête. Entre les deux yeux, elle portait une profonde blessure d'où le sang avait abondamment coulé. Le cou portait des traces de pression, les jambes pendaient en dehors du lit. Les bras portaient des ecchymoses indiquant une résistance. Le grand désordre qui régnait dans l'appartement indiquait que celui-ci avait été fouillé et que le vol était le mobile de l'assassinat », telle est la saisissante description que donne le procureur de la République de la découverte d'un cadavre à Saint-Louis, quartier de la périphérie marseillaise, en 1895 ; et telle est la matière de cet ouvrage.
Issu d'une thèse de doctorat soutenue en 2006, fondé sur une enquête menée dans les sources judiciaires, il propose une étude des violences interpersonnelles (délits et crimes) dans la société marseillaise entre 1851 et 1914. Durant ce demi-siècle, Marseille est une ville en profondes mutations. La croissance économique est soutenue, principalement animée par le négoce et les industries de transformation.
L'immigration, toujours plus intense, renforce le cosmopolitisme d'une population qui triple en une soixantaine d'années. La ville, enfin, s'étend au gré de l'industrialisation, et prend progressivement son visage actuel, aux 111 quartiers bigarrés. En croisant une approche statistique et des études de cas, Céline Regnard-Drouot pose la question des conséquences sociales et culturelles d'une telle croissance.
Ce faisant, elle s'interroge sur les liens entre industrialisation, immigration, urbanisation et violence. Alors que la question des violences urbaines est plus que jamais d'actualité et que le débat sur la civilisation des mours anime l'historiographie, à travers une étude urbaine pionnière, ce livre entend contribuer aux réflexions sur la place de la violence dans les sociétés contemporaines à travers une plongée dans le quotidien de la société marseillaise.
Issu d'une thèse de doctorat soutenue en 2006, fondé sur une enquête menée dans les sources judiciaires, il propose une étude des violences interpersonnelles (délits et crimes) dans la société marseillaise entre 1851 et 1914. Durant ce demi-siècle, Marseille est une ville en profondes mutations. La croissance économique est soutenue, principalement animée par le négoce et les industries de transformation.
L'immigration, toujours plus intense, renforce le cosmopolitisme d'une population qui triple en une soixantaine d'années. La ville, enfin, s'étend au gré de l'industrialisation, et prend progressivement son visage actuel, aux 111 quartiers bigarrés. En croisant une approche statistique et des études de cas, Céline Regnard-Drouot pose la question des conséquences sociales et culturelles d'une telle croissance.
Ce faisant, elle s'interroge sur les liens entre industrialisation, immigration, urbanisation et violence. Alors que la question des violences urbaines est plus que jamais d'actualité et que le débat sur la civilisation des mours anime l'historiographie, à travers une étude urbaine pionnière, ce livre entend contribuer aux réflexions sur la place de la violence dans les sociétés contemporaines à travers une plongée dans le quotidien de la société marseillaise.
« Il monta jusqu'au premier étage et trouva la dame Chalvet assassinée dans son lit. Elle avait sur la bouche un mouchoir roulé en épais bâillon noué derrière la tête. Entre les deux yeux, elle portait une profonde blessure d'où le sang avait abondamment coulé. Le cou portait des traces de pression, les jambes pendaient en dehors du lit. Les bras portaient des ecchymoses indiquant une résistance. Le grand désordre qui régnait dans l'appartement indiquait que celui-ci avait été fouillé et que le vol était le mobile de l'assassinat », telle est la saisissante description que donne le procureur de la République de la découverte d'un cadavre à Saint-Louis, quartier de la périphérie marseillaise, en 1895 ; et telle est la matière de cet ouvrage.
Issu d'une thèse de doctorat soutenue en 2006, fondé sur une enquête menée dans les sources judiciaires, il propose une étude des violences interpersonnelles (délits et crimes) dans la société marseillaise entre 1851 et 1914. Durant ce demi-siècle, Marseille est une ville en profondes mutations. La croissance économique est soutenue, principalement animée par le négoce et les industries de transformation.
L'immigration, toujours plus intense, renforce le cosmopolitisme d'une population qui triple en une soixantaine d'années. La ville, enfin, s'étend au gré de l'industrialisation, et prend progressivement son visage actuel, aux 111 quartiers bigarrés. En croisant une approche statistique et des études de cas, Céline Regnard-Drouot pose la question des conséquences sociales et culturelles d'une telle croissance.
Ce faisant, elle s'interroge sur les liens entre industrialisation, immigration, urbanisation et violence. Alors que la question des violences urbaines est plus que jamais d'actualité et que le débat sur la civilisation des mours anime l'historiographie, à travers une étude urbaine pionnière, ce livre entend contribuer aux réflexions sur la place de la violence dans les sociétés contemporaines à travers une plongée dans le quotidien de la société marseillaise.
Issu d'une thèse de doctorat soutenue en 2006, fondé sur une enquête menée dans les sources judiciaires, il propose une étude des violences interpersonnelles (délits et crimes) dans la société marseillaise entre 1851 et 1914. Durant ce demi-siècle, Marseille est une ville en profondes mutations. La croissance économique est soutenue, principalement animée par le négoce et les industries de transformation.
L'immigration, toujours plus intense, renforce le cosmopolitisme d'une population qui triple en une soixantaine d'années. La ville, enfin, s'étend au gré de l'industrialisation, et prend progressivement son visage actuel, aux 111 quartiers bigarrés. En croisant une approche statistique et des études de cas, Céline Regnard-Drouot pose la question des conséquences sociales et culturelles d'une telle croissance.
Ce faisant, elle s'interroge sur les liens entre industrialisation, immigration, urbanisation et violence. Alors que la question des violences urbaines est plus que jamais d'actualité et que le débat sur la civilisation des mours anime l'historiographie, à travers une étude urbaine pionnière, ce livre entend contribuer aux réflexions sur la place de la violence dans les sociétés contemporaines à travers une plongée dans le quotidien de la société marseillaise.